Le drame s’est produit dans un contexte de forte circulation sur cet ouvrage stratégique, suscitant une vive émotion au sein de la population locale et relançant le débat sur l’état des infrastructures routières dans la région.
Selon un bilan provisoire communiqué ce mercredi 16 juin 2026 par la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) Sud-Sud, les victimes auraient été surprises par l’effondrement soudain de la structure alors qu’elles traversaient le pont. Plusieurs autres personnes auraient été blessées, mais les chiffres exacts restent encore à confirmer par les autorités compétentes.
La Uvira, située sur les rives du lac Tanganyika, est un important point de transit pour les échanges commerciaux entre le sud du Sud-Kivu et les zones frontalières. L’effondrement du pont Kavimvira perturbe ainsi fortement la mobilité des populations et des biens, aggravant les difficultés logistiques déjà observées dans cette partie du pays.
Dans sa communication, la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) Sud-Sud appelle à une intervention urgente des autorités pour sécuriser la zone, assister les victimes et évaluer les causes exactes de l’effondrement. L’organisation souligne également la nécessité d’un audit technique des infrastructures afin de prévenir d’autres drames similaires.
La NSCC insiste sur l’importance d’une réponse rapide et coordonnée, estimant que la vétusté ou le manque d’entretien des ouvrages publics pourrait être à l’origine de ce type d’incidents récurrents.
Du côté des autorités locales, aucune déclaration officielle détaillée n’a encore été rendue publique sur les circonstances précises de l’effondrement ni sur les mesures d’urgence envisagées.
La province du Sud-Kivu fait face depuis plusieurs années à des défis majeurs en matière d’infrastructures routières, souvent endommagées par les intempéries, la surcharge ou le manque de maintenance.
En attendant les conclusions des enquêtes, la circulation reste fortement perturbée dans la zone de Kavimvira, obligeant les usagers à emprunter des voies de déviation improvisées, parfois risquées.
La société civile appelle enfin la population à la prudence et demande aux autorités de communiquer régulièrement sur l’évolution de la situation afin d’éviter la propagation de rumeurs.
Goreth SIFA depuis Uvira