La controverse autour de l'exploitation forestière dans le territoire de Basoko, en province de la Tshopo, prend de l'ampleur. L'ONG de développement Union pour le Développement de Basoko (UDB) accuse la société chinoise FODECO de mener une exploitation « illégale, abusive et sauvage » dans la chefferie de Yaliwasa. L'organisation réclame la suspension immédiate des activités de l'entreprise ainsi que l'annulation des actes administratifs ayant permis la réhabilitation de sa concession forestière. La gestion des ressources forestières continue de susciter des préoccupations dans la province de la Tshopo. Réunie devant la presse, l'ONG Union pour le Développement de Basoko (UDB) a dénoncé ce qu'elle qualifie de graves irrégularités dans les activités de la société chinoise FODECO, active dans la chefferie de Yaliwasa, en territoire de Basoko.
Dans sa déclaration, l'organisation affirme que les opérations menées par cette entreprise ne respecteraient pas les dispositions légales régissant l'exploitation forestière en République démocratique du Congo. Elle évoque une exploitation qu'elle juge « illégale, abusive et sauvage », estimant que les ressources forestières de cette partie de la Tshopo sont exposées à une dégradation préoccupante.
Selon les responsables de l'UDB, cette situation risque d'avoir des conséquences importantes sur l'environnement, la biodiversité ainsi que sur les moyens de subsistance des communautés locales qui dépendent directement des ressources de la forêt. L'organisation appelle les autorités compétentes à diligenter des enquêtes afin de vérifier les conditions dans lesquelles les activités de FODECO sont exercées.
« Nous dénonçons une exploitation forestière que nous considérons comme illégale, abusive et sauvage dans la chefferie de Yaliwasa. Les ressources naturelles de Basoko doivent être exploitées dans le strict respect de la législation congolaise et des droits des communautés locales. Nous demandons la suspension immédiate des activités de la société FODECO ainsi que l'annulation des actes administratifs ayant conduit à la réhabilitation de sa concession, dans l'attente d'un examen transparent de la régularité de cette procédure. Notre démarche vise avant tout à préserver le patrimoine forestier et les intérêts des populations concernées. », a déclaré un responsable de l'Union pour le Développement de Basoko lors de sa déclaration à la presse.
L'ONG invite également les autorités provinciales et nationales en charge de l'environnement et des forêts à renforcer les mécanismes de contrôle afin de garantir une exploitation durable des ressources naturelles. Elle estime que toute activité économique dans le secteur forestier doit respecter les normes environnementales, les procédures administratives ainsi que les droits des populations riveraines. Pour sa part, l'organisation encourage l'ouverture d'un dialogue entre les autorités, les communautés locales et les opérateurs économiques afin de prévenir les conflits liés à l'exploitation des ressources naturelles et de promouvoir une gestion responsable des concessions forestières.
« Nous appelons les pouvoirs publics à faire toute la lumière sur ce dossier et à prendre les mesures appropriées si des irrégularités sont établies. Les communautés locales doivent être associées aux décisions qui concernent leurs terres et leurs ressources. Une exploitation forestière durable ne peut être envisagée que dans un cadre légal, transparent et respectueux de l'environnement. Nous restons disponibles pour contribuer à toute initiative visant à protéger les forêts de Basoko et à promouvoir un développement bénéfique pour les populations locales. », a insisté l'ONG.
À ce stade, les autorités compétentes ne se sont pas encore prononcées publiquement sur ces accusations. De même, la société FODECO n'a pas réagi aux allégations formulées par l'Union pour le Développement de Basoko. Les conclusions d'éventuelles enquêtes permettront de déterminer les responsabilités et d'établir si les activités de l'entreprise sont conformes à la réglementation en vigueur.
Elie Lenge depuis Kisangani