Une nouvelle tragédie vient rappeler les risques auxquels restent exposés les usagers du transport fluvial en province de la Tshopo. La baleinière HB/Ville de Bandu a chaviré dans la soirée du jeudi 6 août 2026 au niveau du village de Linoko, situé à environ 14 kilomètres de la ville de Kisangani. L’embarcation transportait 35 passagers au moment de l’accident. Selon les informations communiquées par les services fluviaux, quatre personnes ont perdu la vie tandis que 31 autres ont survécu.
D’après le commissaire fluvial Jean-Pierre Bontoke, l’accident serait lié à plusieurs facteurs, notamment au non-respect de certaines consignes de sécurité et à la violence du vent qui aurait fortement secoué l’embarcation. Les circonstances entourant le chavirement relancent ainsi les préoccupations sur le respect des règles de navigation et les conditions dans lesquelles certaines embarcations assurent le transport des personnes sur les cours d’eau de la province.
« La baleinière HB/Ville de Bandu a effectivement chaviré dans la soirée du jeudi 6 août au niveau du village de Linoko, à environ 14 kilomètres de Kisangani. Au total, 35 passagers se trouvaient à bord de cette embarcation. Malheureusement, quatre personnes ont perdu la vie dans cet accident, alors que 31 autres ont pu survivre. Les premières informations recueillies font état du non-respect de certaines consignes de navigation, auquel s’est ajouté un vent violent qui a secoué la baleinière et contribué à son chavirement », explique le commissaire fluvial Jean-Pierre Bontoke, interrogé par Élie Lenge à Kisangani.
Au-delà du bilan humain, cet accident remet une nouvelle fois sur la table la question de la sécurité du transport fluvial dans la Tshopo. Dans une province où les voies navigables constituent un moyen essentiel de déplacement entre Kisangani et plusieurs localités, le respect des normes de navigation apparaît comme un enjeu majeur pour réduire les risques d’accidents.
Les autorités fluviales sont ainsi appelées à renforcer la sensibilisation des conducteurs et des propriétaires d’embarcations sur les consignes de sécurité, notamment lorsque les conditions météorologiques deviennent difficiles. Le contrôle du nombre de passagers, l’état des embarcations et le respect des règles de navigation figurent également parmi les mesures susceptibles de contribuer à la prévention de nouveaux drames.
« Cet accident doit interpeller tous les acteurs du transport fluvial. Les consignes de sécurité ne sont pas facultatives et leur respect peut permettre d’éviter des pertes en vies humaines. Les conditions météorologiques doivent également être prises en compte avant et pendant la navigation. Lorsqu’un vent violent survient, les conducteurs doivent prendre toutes les précautions nécessaires pour protéger les passagers. Il est important que chacun comprenne que la sécurité des personnes transportées doit rester la première priorité », poursuit Jean-Pierre Bontoke, commissaire fluvial, au micro d’Élie Lenge.
La survie de 31 passagers constitue certes un élément encourageant au regard des circonstances de l’accident, mais le décès de quatre personnes laisse plusieurs familles dans le deuil. Les autorités compétentes devront également poursuivre les vérifications afin de déterminer avec précision les circonstances du chavirement et d’établir les éventuelles responsabilités.
Cet accident vient une fois de plus rappeler l’importance d’une navigation prudente et conforme aux règles dans la province de la Tshopo, où le transport fluvial demeure indispensable à la mobilité des populations et à l’approvisionnement de nombreuses communautés.
Élie Lenge, correspondant à Kisangani.