À Kisangani, le porte-parole du gouverneur de la Tshopo, Me Michel Biambe, rejette fermement les accusations de détournement de fonds formulées par les députés nationaux Fontaine Mangala et Elisée Itchwama au sujet de la réhabilitation des routes Kisangani-Ubundu et Kisangani-Opala. Lors d’un point de presse tenu samedi 22 août 2026, il a défendu la gestion de l’exécutif provincial et appelé à examiner les faits sur la base d’éléments vérifiables.
La réhabilitation des axes routiers Kisangani-Ubundu et Kisangani-Opala suscite une polémique entre des élus nationaux et l’exécutif provincial de la Tshopo. Les députés nationaux Fontaine Mangala et Elisée Itchwama ont porté des accusations de détournement de fonds concernant la gestion des ressources destinées à ces travaux.
Face à ces accusations, le porte-parole du gouverneur de la Tshopo, Me Michel Biambe, est monté au créneau pour défendre la position de l’exécutif provincial. Lors d’un point de presse tenu samedi 22 août à Kisangani, il a rejeté de manière ferme les allégations formulées contre les autorités provinciales.
Dans son intervention, le porte-parole du gouverneur a notamment insisté sur la nécessité de distinguer les critiques politiques des éléments susceptibles d’établir matériellement une éventuelle infraction. Il estime que les accusations concernant les fonds affectés aux travaux routiers doivent être examinées à partir de documents et de faits précis.
« Nous rejetons fermement les accusations de détournement qui sont portées contre l’exécutif provincial au sujet de la réhabilitation des axes Kisangani-Ubundu et Kisangani-Opala. Lorsqu’une accusation aussi grave est formulée, elle doit être appuyée par des éléments concrets et vérifiables. Nous ne pouvons pas accepter que la gestion des travaux et les efforts entrepris pour améliorer ces infrastructures soient présentés comme un détournement sans que les faits ne soient clairement établis. », a déclaré Maître Michel Biambe lors de ce point de presse.
La controverse intervient alors que les routes concernées revêtent une importance particulière pour la mobilité des personnes et l’acheminement des marchandises dans la province de la Tshopo. Leur réhabilitation est régulièrement présentée comme un enjeu majeur pour le désenclavement de plusieurs territoires et le développement des échanges économiques. Le porte-parole du gouverneur estime dès lors que les débats autour de ces infrastructures doivent rester centrés sur l’intérêt de la population et sur l’évaluation objective de l’état d’avancement des travaux.
« Nous sommes favorables à tout contrôle et à toute démarche permettant de faire la lumière sur la gestion des ressources publiques. Mais il faut que cela se fasse dans le respect des faits et des procédures. S’il existe des éléments qui démontrent une quelconque mauvaise gestion, qu’ils soient produits et examinés par les institutions compétentes. Pour notre part, nous demandons que l’on regarde les réalisations et les travaux effectivement entrepris sur les axes concernés, plutôt que de lancer des accusations qui risquent de créer la confusion au sein de la population. », a poursuivi Maître Michel Biambe.
Cette prise de position marque ainsi la volonté de l’exécutif provincial de répondre aux accusations publiques et de défendre sa gestion des projets routiers concernés. La polémique pourrait toutefois se poursuivre, les accusations des députés nationaux et le démenti du porte-parole du gouverneur constituant désormais deux positions opposées sur la gestion des fonds destinés à ces travaux.
Pour l’heure, les parties concernées sont appelées à privilégier la production d’éléments documentaires permettant de clarifier l’utilisation des ressources publiques affectées à la réhabilitation des routes Kisangani-Ubundu et Kisangani-Opala.
Dossier Élie Lenge, depuis Kisangani