Sud-Kivu : plus de 1 500 élèves de deux écoles incendiées appelés à poursuivre les cours à Bukavu

Sud-Kivu : plus de 1 500 élèves de deux écoles incendiées appelés à poursuivre les cours à Bukavu

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Yassin K.

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Plus de 1 500 élèves des écoles Ujama et Furaha, touchées par l’incendie meurtrier survenu jeudi dernier dans la commune de Kadutu, à Bukavu, devraient poursuivre leur année scolaire malgré la destruction de leurs établissements. Les autorités éducatives du Sud-Kivu cherchent ainsi une solution urgente pour éviter une interruption prolongée des enseignements. Deux options sont actuellement envisagées : accueillir temporairement les élèves dans d’autres écoles ou relocaliser les établissements sinistrés dans des locaux provisoires. La décision finale revient à l’autorité provinciale.

Pili-Pili Muhima Michel, chef de service orientation scolaire et professionnel et directeur provincial de l’Éducation Sud-Kivu 1 ad intérim, explique que la priorité est de permettre aux élèves de reprendre rapidement le chemin de l’école, malgré les dégâts causés par le sinistre.

« Nous avons deux possibilités que nous sommes en train d’étudier. La première consiste à trouver d’autres établissements scolaires capables d’accueillir temporairement ces élèves, afin qu’ils puissent continuer leur formation sans perdre davantage de temps. La deuxième possibilité serait de trouver des locaux provisoires où les deux écoles pourraient être relocalisées temporairement, le temps que des solutions définitives soient envisagées pour les établissements qui ont été détruits par l’incendie. Nous devons surtout éviter que ces enfants restent à la maison et que leur année scolaire soit davantage perturbée par cette catastrophe », a expliqué Pili-Pili Muhima Michel.

Le responsable de l’éducation précise toutefois qu’aucune de ces deux options n’a encore été définitivement arrêtée. Les propositions doivent être soumises à l’autorité provinciale, qui devra examiner les conditions de leur mise en œuvre et arrêter la mesure à appliquer.

« Nous sommes en train de travailler sur ces différentes possibilités et nous allons les soumettre à l’autorité provinciale. C’est elle qui devra prendre la décision définitive. Notre rôle, au niveau de l’administration de l’éducation, est de proposer les solutions qui peuvent permettre à ces élèves de poursuivre normalement leur parcours scolaire. Nous sommes conscients que la situation est difficile parce que les infrastructures ont été touchées, mais nous devons trouver une alternative pour que les enfants ne soient pas les principales victimes de cette situation et qu’ils puissent continuer à apprendre pendant que les questions liées à la réinstallation ou à la reconstruction seront examinées », a déclaré Pili-Pili Muhima Michel.

La recherche d’une solution intervient donc dans l’urgence, alors que les élèves, leurs parents et les responsables des établissements attendent de connaître les modalités concrètes de la reprise des cours. L’enjeu est de préserver la continuité de l’année scolaire tout en tenant compte des conditions de sécurité et de la situation des infrastructures après l’incendie.

La décision de l’autorité provinciale est désormais attendue pour déterminer le dispositif qui permettra aux plus de 1 500 élèves concernés de poursuivre leur formation dans les meilleures conditions possibles.

Eugide Abalawi depuis Bukavu

Tags : # Actualité # Bukavu # RDC # Sud-Kivu

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