La province du Sud-Kivu fait face à une situation sanitaire préoccupante depuis la résurgence de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo. Selon la Division provinciale de la santé, quatorze cas suspects ont déjà été enregistrés dans plusieurs zones de la province, dont un cas confirmé ayant entraîné un décès.
Les autorités sanitaires indiquent que plusieurs prélèvements ont été envoyés aux laboratoires spécialisés pour des analyses approfondies. Le docteur Claude Bahizire, qui s’exprimait devant la presse le mardi 26 mai, a précisé que les premiers tests effectués sur six cas suspects se sont révélés négatifs, tandis que d’autres échantillons restent encore en observation.
Face à cette situation, les services de santé renforcent les mesures de surveillance épidémiologique dans les structures sanitaires ainsi qu’aux différents points d’entrée de la province afin de limiter tout risque de propagation de la maladie.
« Nous avons déjà identifié quatorze cas suspects depuis la déclaration officielle de l’épidémie. Parmi eux, un cas confirmé est malheureusement décédé. Toutefois, plusieurs analyses effectuées sur les premiers prélèvements se sont révélées négatives. Les équipes de riposte restent mobilisées pour assurer le suivi des contacts, renforcer la surveillance et sensibiliser la population aux mesures de prévention », a expliqué le docteur Claude Bahizire.
Les autorités sanitaires appellent la population au calme tout en insistant sur le respect strict des mesures d’hygiène, notamment le lavage régulier des mains, l’évitement des contacts suspects et le signalement rapide des cas présentant des symptômes compatibles avec Ebola.
« La lutte contre Ebola nécessite l’implication de toute la communauté. Nous demandons aux habitants de collaborer avec les équipes médicales, d’éviter les rumeurs et de consulter immédiatement les structures de santé en cas de fièvre, vomissements ou autres signes suspects. Une prise en charge rapide reste essentielle pour limiter les risques de contamination », a ajouté un responsable sanitaire provincial.
Cette nouvelle alerte intervient dans un contexte déjà marqué par des défis sécuritaires et humanitaires persistants dans plusieurs territoires de l’Est de la RDC.