La société civile de Wamuzimu appelle les ressortissants de Mwenga à privilégier l’apaisement, la vérité et l’intérêt général dans les discussions autour du projet de réhabilitation de la Route nationale numéro 2, RN2. Alors que des suspicions et des accusations alimentent les divisions au sein de la communauté, cette structure citoyenne estime que les considérations politiques et sécuritaires ne devraient pas prendre le dessus sur les enjeux liés à cette infrastructure stratégique pour la région.
Le projet de réhabilitation de la RN2 continue de susciter des réactions dans le territoire de Mwenga, au Sud-Kivu. Si cette infrastructure est considérée comme importante pour la circulation des personnes et des biens, les débats qui l’entourent sont désormais marqués par des accusations et des suspicions qui risquent, selon la société civile de Wamuzimu, de diviser davantage la communauté. Face à cette situation, le cadre de concertation de la société civile de Wamuzimu appelle les différentes parties prenantes à dépasser les clivages et à privilégier une approche fondée sur des faits vérifiables.
Pour cette structure citoyenne, le débat autour de la réhabilitation de la RN2 doit avant tout rester centré sur les besoins de la population et sur l’importance de cette route pour le développement économique et social de la région.
Les considérations politiques ou sécuritaires, bien qu’elles puissent faire partie du contexte général dans lequel évolue le projet, ne devraient pas occulter les questions essentielles liées à l’état de la route, à sa réhabilitation et aux bénéfices que cette infrastructure pourrait apporter aux populations.
Joint par le correspondant de RTEE Kivu, Eugide Abalawi, Bienfait Fazili Mulunda, président du cadre de concertation de la société civile de Wamuzimu, appelle les ressortissants de Mwenga à faire preuve de responsabilité dans leurs prises de position.
« Nous appelons tous les ressortissants de Mwenga à dépassionner le débat autour de la réhabilitation de la RN2. Il faut éviter que les suspicions et les accusations prennent le dessus sur l’essentiel. Cette route est une infrastructure stratégique pour notre communauté et nous devons pouvoir en parler avec vérité, impartialité et responsabilité, en mettant en avant l’intérêt général de la population. »
La société civile estime que la population a besoin d’informations claires et fiables sur le projet, notamment sur son contenu, son financement, les travaux prévus, les différentes étapes de sa mise en œuvre ainsi que les mécanismes de suivi. Pour elle, l’absence d’informations suffisamment partagées peut favoriser les rumeurs, les interprétations contradictoires et les accusations entre différents acteurs.
Le cadre de concertation encourage ainsi les autorités, les responsables du projet et les autres parties concernées à communiquer régulièrement avec la population afin de permettre à celle-ci de disposer d’informations vérifiables. La société civile de Wamuzimu insiste également sur la nécessité de préserver l’unité de la communauté de Mwenga. Elle estime que les divergences d’opinions sur un projet d’infrastructure ne devraient pas se transformer en tensions susceptibles de fragiliser davantage la cohésion sociale.
Bienfait Fazili Mulunda appelle donc à privilégier le dialogue et la recherche de la vérité plutôt que les accusations.
« Notre souhait est que les ressortissants de Mwenga privilégient la vérité, l’impartialité et l’intérêt général. Nous devons permettre à la population d’avoir des informations fiables sur ce projet et éviter de tirer des conclusions sur la base des seules suspicions. Le débat doit être constructif et permettre de comprendre ce qui est réellement prévu pour la RN2 et ce que la population peut en attendre. »
La RN2 revêt une importance particulière pour les populations de cette partie du Sud-Kivu, notamment pour les déplacements, le commerce et l’évacuation des produits agricoles. Son état influence directement les conditions de mobilité et les échanges entre plusieurs entités. Dans ce contexte, la société civile considère que la réhabilitation de cette route doit être abordée comme une question d’intérêt collectif, indépendamment des appartenances politiques ou des divergences entre acteurs.
Elle encourage par conséquent la population à rester vigilante, mais également à vérifier les informations avant de les relayer, afin d’éviter que de fausses informations ne contribuent à accentuer les divisions. La structure citoyenne réaffirme enfin sa disponibilité à contribuer au dialogue communautaire et au suivi citoyen du projet, dans l’objectif de favoriser la transparence et de garantir que les intérêts de la population soient pris en compte.
Egide Abalawi, depuis Bukavu