Les syndicats évoquent une situation devenue « intenable », alimentée par des soupçons de détournement et un profond sentiment d’abandon.
« Nous travaillons dans des conditions extrêmement difficiles sans être payés régulièrement. La non-bancarisation favorise l’opacité », déplore Djoto Byamungu.
Cette crise sociale survient alors que le paludisme connaît une recrudescence inquiétante dans plusieurs zones, notamment à Kabare, Kalehe et Walungu. Dans les structures sanitaires, l’afflux de patients s’intensifie.
« Nous recevons des cas graves quotidiennement. Le manque de prévention aggrave la situation », alerte le Dr Sylvie Nabintu, active à l’hôpital Panzi.
Dans une province déjà fragilisée par l’insécurité, cette double crise sanitaire et sociale accentue la vulnérabilité des populations.
Depuis le Sud-Kivu, Goreth SIFA