À l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse célébrée ce mercredi 12 août sous le thème « Contextes différents, aspirations communes », le Conseil provincial de la jeunesse du Sud-Kivu appelle les autorités à accorder davantage de place aux jeunes dans les mécanismes de prise de décision. Dans une province confrontée à d’importants défis sécuritaires, sociaux et économiques, son président, Pascal Ntambuka, estime que la jeunesse ne doit plus être considérée uniquement comme une catégorie bénéficiaire des politiques publiques, mais comme un véritable acteur capable de contribuer à la recherche de solutions et au développement de la province.
Pour Pascal Ntambuka, l’implication des jeunes doit notamment s’étendre aux initiatives de recherche de la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo. Il rappelle que les jeunes figurent parmi les principales victimes des conflits qui affectent cette partie du pays et qu’ils doivent, à ce titre, être associés aux mécanismes destinés à construire une paix durable.
« La jeunesse doit être placée au centre des décisions qui concernent son avenir. Nous demandons aux autorités, à tous les niveaux, d’associer davantage les jeunes aux processus de prise de décision, mais également aux initiatives de recherche de la paix. Dans l’Est de la RDC, les jeunes sont parmi les premières victimes des conflits, mais ils peuvent aussi être une partie importante de la solution. Il faut donc leur donner l’espace nécessaire pour participer aux réflexions et aux actions visant à restaurer une paix durable », explique Pascal Ntambuka, président du Conseil provincial de la jeunesse du Sud-Kivu, au micro d’Eugide Abalawi.
Le responsable du Conseil provincial de la jeunesse invite parallèlement les jeunes eux-mêmes à prendre leurs responsabilités. Il les encourage à rester vigilants face aux différentes formes de manipulation et à renforcer leurs capacités à travers la formation, l’apprentissage et l’engagement citoyen. Pour lui, la jeunesse doit également se mobiliser autour des questions de développement afin de participer activement à la transformation de la province.
« Nous appelons également les jeunes à ne pas attendre uniquement les solutions des autorités. Nous devons nous organiser, renforcer nos capacités et rester vigilants face aux défis qui nous entourent. La jeunesse doit comprendre qu’elle a un rôle important à jouer dans le développement du Sud-Kivu. Nous devons nous engager dans les initiatives communautaires, dans la formation, dans l’entrepreneuriat et dans toutes les actions susceptibles de contribuer à l’avenir de notre province. Notre message est donc un message de responsabilité, de vigilance et d’engagement », poursuit Pascal Ntambuka, au micro d’Eugide Abalawi.
La Journée internationale de la jeunesse constitue ainsi, pour le Conseil provincial de la jeunesse du Sud-Kivu, une occasion de rappeler l’importance d’un dialogue plus étroit entre les autorités et la jeunesse. Dans un contexte marqué par les conflits, les déplacements de populations, le chômage et les difficultés socio-économiques, l’implication des jeunes dans la recherche des solutions apparaît comme un enjeu majeur.
Le thème de cette édition, « Contextes différents, aspirations communes », met justement en avant la nécessité de tenir compte des réalités propres aux différentes communautés tout en reconnaissant les aspirations communes des jeunes, notamment en matière de paix, de sécurité, d’éducation, d’emploi et de participation à la vie publique.
Eugide Abalawi, depuis Bukavu.