Sud-Kivu : à Kalehe, plus de 700 enfants toujours privés d’école dans le groupement de kalonge

Sud-Kivu : à Kalehe, plus de 700 enfants toujours privés d’école dans le groupement de kalonge

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Yassin K.

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Plus de deux semaines après la rentrée scolaire 2026-2027, au moins 700 enfants en âge de scolarité n’ont toujours pas repris le chemin de l’école dans plusieurs villages du groupement de Kalonge, en territoire de Kalehe, au Sud-Kivu. La société civile locale attribue cette situation à la pauvreté qui frappe de nombreuses familles, mais aussi à la destruction de plusieurs établissements scolaires à la suite de catastrophes naturelles.

Selon Éric Makusudi, président de la société civile sous-noyau de Kalonge, de nombreux enfants restent ainsi à la maison alors que l’année scolaire a déjà commencé. Il estime que cette situation risque d’aggraver la vulnérabilité des familles et de compromettre l’avenir scolaire des enfants concernés.

« La rentrée scolaire a déjà commencé depuis plus de deux semaines, mais nous constatons malheureusement qu’au moins 700 enfants n’ont toujours pas repris les cours dans plusieurs villages de Kalonge. Beaucoup de familles n’ont pas les moyens nécessaires pour assurer la scolarisation de leurs enfants. À cela s’ajoute la destruction de certaines écoles par des catastrophes naturelles, ce qui prive encore davantage les enfants d’un cadre où ils peuvent étudier », explique Éric Makusudi.

Face à cette situation, la société civile appelle les autorités à prendre des mesures urgentes pour permettre à ces enfants de retrouver le chemin de l’école. Elle sollicite notamment la reconstruction des établissements détruits et un renforcement des mécanismes de gratuité de l’enseignement primaire, afin de réduire la charge qui pèse sur les familles les plus vulnérables.

« Nous demandons aux autorités et aux partenaires humanitaires de considérer cette situation comme une urgence. Il faut reconstruire les écoles qui ont été détruites et permettre aux enfants qui sont encore à la maison de reprendre les cours dans de bonnes conditions. La gratuité de l’enseignement primaire doit également être renforcée, car beaucoup de parents vivent dans une grande précarité et ne peuvent pas supporter les différentes dépenses liées à la scolarité. Investir aujourd’hui dans ces enfants, c’est aussi protéger leur avenir et celui de toute la communauté », plaide Éric Makusudi.

La société civile de Kalonge appelle ainsi à une mobilisation rapide des autorités, des partenaires humanitaires et des acteurs du secteur éducatif afin de réduire le nombre d’enfants encore exclus de l’école et d’éviter que les difficultés économiques et les catastrophes naturelles ne compromettent durablement leur parcours scolaire.

Eugide Abalawi de retour de Kalehe

Tags : # Actualité # Bukavu # RDC # Sud-Kivu

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