La Journée mondiale sans tabac a été célébrée ce dimanche 31 mai 2026 à travers le monde. À Butembo, cette commémoration a été marquée par des messages de sensibilisation lancés par plusieurs acteurs du secteur de la santé, notamment des étudiants en médecine. Ces derniers ont profité de cette journée pour rappeler à la population les effets néfastes du tabac sur l'organisme humain et la nécessité de renforcer la prévention contre ce fléau qui continue de faire des millions de victimes chaque année.
Parmi les voix qui se sont élevées pour dénoncer les méfaits du tabagisme figure celle de Felly Mibwa, étudiant à la faculté de médecine de l'Université Catholique du Graben (UCG). Selon lui, malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation déjà organisées dans le monde, le tabac demeure l'une des principales causes de maladies évitables et de décès prématurés.
L'étudiant explique que la cigarette contient plusieurs substances toxiques qui affectent progressivement le fonctionnement normal de l'organisme. Les poumons figurent parmi les premiers organes touchés, mais les conséquences vont bien au-delà du système respiratoire.
« La cigarette affecte gravement les poumons et l'ensemble du système respiratoire. Les fumeurs développent fréquemment des maladies pulmonaires chroniques qui réduisent leur capacité respiratoire. Le tabac favorise également plusieurs formes de cancers, notamment le cancer du poumon, de la gorge et de la bouche. À cela s'ajoutent les maladies cardiovasculaires qui peuvent entraîner des complications parfois mortelles. Ce qui est inquiétant, c'est que les effets apparaissent souvent progressivement et passent inaperçus pendant plusieurs années avant de compromettre sérieusement la santé du consommateur », a expliqué Felly Mibwa.
Le futur médecin souligne que les conséquences du tabagisme ne concernent pas uniquement les consommateurs directs. Les personnes exposées à la fumée de cigarette, notamment les enfants et les membres de la famille vivant auprès des fumeurs, courent également d'importants risques sanitaires.
Selon lui, la lutte contre le tabac doit devenir une responsabilité collective impliquant tous les acteurs de la société. Il estime que les efforts actuellement fournis doivent être intensifiés afin d'atteindre davantage de personnes, particulièrement les jeunes qui constituent une cible privilégiée de l'industrie du tabac dans plusieurs pays.
« Le gouvernement, les écoles, les médias, les églises ainsi que les familles doivent unir leurs efforts pour informer davantage la population sur les dangers du tabac. Beaucoup de jeunes commencent à fumer sans mesurer les conséquences à long terme de cette pratique. Pourtant, la prévention reste aujourd'hui l'arme la plus efficace pour protéger les nouvelles générations contre cette menace sanitaire. Plus nous sensibiliserons la communauté, plus nous réduirons le nombre de personnes exposées aux risques liés au tabagisme », a-t-il ajouté.
Dans la ville de Butembo, certains professionnels de la santé observent avec inquiétude l'augmentation du nombre de jeunes qui s'initient au tabac, parfois dès l'adolescence. Cette situation renforce la nécessité de multiplier les séances de sensibilisation dans les écoles, les universités et les espaces publics.
Les spécialistes rappellent que l'arrêt du tabac présente des bénéfices immédiats pour la santé. Quelques semaines seulement après avoir cessé de fumer, les fonctions respiratoires commencent à s'améliorer et les risques de développer certaines maladies diminuent progressivement.
À l'occasion de cette Journée mondiale sans tabac, les étudiants en médecine de Butembo invitent ainsi la population à adopter des comportements favorables à la santé et à s'éloigner de toute forme de consommation du tabac. Ils encouragent également les personnes déjà dépendantes à consulter les structures sanitaires afin de bénéficier d'un accompagnement adapté pour arrêter de fumer.
La Journée mondiale sans tabac vise chaque année à attirer l'attention du public sur les conséquences sanitaires, sociales et économiques de la consommation du tabac. Les organisations de santé espèrent qu'à travers les campagnes de sensibilisation, davantage de personnes choisiront de préserver leur santé en renonçant définitivement à la cigarette.