RDC – Examens d'État 2026 : l’ANAPECO appelle à une trêve dans les zones de conflit pour protéger les finalistes

RDC – Examens d'État 2026 : l’ANAPECO appelle à une trêve dans les zones de conflit pour protéger les finalistes

À quelques heures du début des épreuves nationales, les parents d’élèves demandent aux parties en conflit de faire taire les armes afin de garantir aux candidats un environnement serein et sécurisé

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Ghislain Lukambo

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À l’approche du lancement de la session 2026 des Examens d’État en République démocratique du Congo, l’Association nationale des parents d’élèves et étudiants du Congo (ANAPECO) lance un appel pressant à toutes les parties engagées dans les conflits armés à l’Est du pays pour qu’elles observent une trêve durant la période des épreuves. L’organisation estime que le droit à l’éducation des milliers de finalistes ne doit pas être compromis par l’insécurité persistante dans plusieurs territoires du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri.

Le président provincial de l’ANAPECO au Sud-Kivu, Augustin Batandi, appelle les belligérants à privilégier l’intérêt supérieur de l’enfant et à créer les conditions nécessaires pour que les candidats puissent passer leurs examens dans un climat de paix et de sérénité. Il se dit particulièrement préoccupé par le sort des élèves vivant dans les zones rurales, où les violences armées perturbent régulièrement les activités scolaires.

« Nous demandons à toutes les parties engagées dans les conflits armés de faire preuve de responsabilité et d’humanisme en observant une trêve pendant toute la période des Examens d’État. Les élèves finalistes ont consacré plusieurs années d’efforts et de sacrifices à leur parcours scolaire. Ils ne doivent pas être les victimes des affrontements qui se poursuivent dans certaines régions du pays. L’éducation est un droit fondamental et l’intérêt supérieur de l’enfant doit primer sur toute autre considération. Nous appelons les belligérants à faire taire les armes afin de permettre à chaque candidat, où qu’il se trouve, de composer dans un environnement sécurisé et apaisé », a déclaré Augustin Batandi au micro de la RTÉE KIVU.

L’ANAPECO attire également l’attention sur la situation particulière des élèves des zones rurales affectées par l’insécurité. Selon l’organisation, de nombreux candidats ont déjà été confrontés à des déplacements forcés, à des interruptions répétées des cours et à des conditions d’apprentissage difficiles tout au long de l’année scolaire.

« Les enfants des zones en conflit ont déjà suffisamment souffert. Certains ont étudié dans des conditions extrêmement précaires, d’autres ont été déplacés avec leurs familles et ont dû poursuivre leur scolarité dans un contexte de grande instabilité. Malgré toutes ces difficultés, ils ont gardé l’espoir de pouvoir présenter leurs examens. Il serait dramatique que la violence vienne compromettre leurs efforts au moment décisif. Nous demandons également aux autorités de renforcer les mesures de sécurité autour des centres de passation et de prendre toutes les dispositions nécessaires pour que chaque finaliste puisse exercer son droit à l’éducation sans peur ni intimidation », a ajouté le président provincial de l’ANAPECO au Sud-Kivu.

L’appel de l’ANAPECO intervient alors que les épreuves de l’Examen d’État session 2026 se déroulent du lundi 22 au jeudi 25 juin sur l’ensemble du territoire national. Pour des milliers de finalistes de l’Est de la RDC, cette période représente non seulement l’aboutissement d’un cycle d’études secondaires, mais également un symbole de résilience face aux multiples défis sécuritaires qui continuent de perturber leur quotidien.

Eugide ABALAWI depuis Bukavu

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