À l’approche de la rentrée scolaire, les parents d’élèves dénoncent une pratique qui alourdit les dépenses des familles et demandent au gouvernement de faire respecter les mesures d’interdiction.
À quelques semaines de la rentrée scolaire, la question du coût de l’éducation revient au centre des préoccupations des parents en République démocratique du Congo. L’Association nationale des parents d’élèves et étudiants du Congo (ANAPECO) appelle les responsables d’établissements scolaires à mettre fin à l’obligation faite aux parents d’acheter les fournitures scolaires directement dans les écoles. Pour cette organisation, cette pratique constitue une charge supplémentaire pour les familles, particulièrement dans un contexte économique difficile marqué par la hausse des dépenses quotidiennes. L’ANAPECO estime que les parents doivent conserver la liberté de choisir les lieux où ils souhaitent acheter les cahiers, uniformes et autres matériels scolaires nécessaires pour leurs enfants.
Son président national, Augustin Batandi, dénonce une situation qui contribue, selon lui, à augmenter inutilement le coût global de la scolarité et à fragiliser davantage les ménages.
« Nous demandons aux gestionnaires des écoles de respecter les droits des parents. L’établissement scolaire ne doit pas devenir un lieu où l’on impose aux familles l’achat obligatoire des fournitures scolaires. Les parents ont le droit de choisir leurs fournisseurs en fonction de leurs moyens et de leurs possibilités. Lorsque les écoles imposent ces achats, cela crée souvent des charges supplémentaires qui ne tiennent pas compte des réalités économiques des familles. Beaucoup de parents éprouvent déjà d’énormes difficultés pour assurer la scolarité de leurs enfants, il faut donc éviter toute pratique qui augmente encore ce poids financier. », a déclaré Augustin Batandi.
L’ANAPECO rappelle que l’école doit rester un cadre d’apprentissage et non un espace où les parents subissent des contraintes commerciales. L’association appelle également les autorités compétentes à renforcer le contrôle dans les établissements afin de garantir l’application des mesures interdisant ces pratiques. Selon son président, la responsabilité de garantir une rentrée scolaire accessible revient à tous les acteurs du secteur éducatif, notamment le gouvernement, les responsables d’écoles et les associations des parents.
« Nous lançons un appel au gouvernement pour qu’il veille au respect des décisions prises dans le secteur de l’éducation. Les textes existent, mais leur application sur le terrain reste un défi. Il est important que les services compétents effectuent un suivi régulier dans les écoles afin d’éviter les abus. Notre objectif n’est pas de créer un conflit avec les gestionnaires d’établissements, mais de défendre l’intérêt des parents et de permettre aux enfants d’accéder à l’éducation dans de meilleures conditions. La rentrée scolaire doit être une période d’espoir et non une source supplémentaire d’inquiétudes pour les familles. », a ajouté le président national de l’ANAPECO.
À travers cette intervention, l’Association nationale des parents d’élèves et étudiants du Congo réaffirme son engagement à défendre les intérêts des familles et à promouvoir une éducation accessible à tous les enfants congolais.
Eugide Abalawi