Lubero : plus de 20 écoles fermées dans le groupement Mwenye à cause de l’insécurité

Lubero : plus de 20 écoles fermées dans le groupement Mwenye à cause de l’insécurité

Plus de 5 000 élèves privés d’éducation, la jeunesse locale appelle les autorités à rétablir rapidement la sécurité avant la prochaine rentrée scolaire

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Ghislain Lukambo

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L’année scolaire 2025-2026 s’est achevée dans un contexte difficile pour plusieurs enfants du groupement Mwenye, en territoire de Lubero, dans la province du Nord-Kivu. Plus de vingt écoles ont été contraintes de fermer leurs portes avant la fin normale des activités scolaires, en raison de l’insécurité persistante qui affecte cette partie de la région. Cette situation a privé des milliers d’enfants de leur droit fondamental à l’éducation. Dans plusieurs villages concernés, les familles vivent dans l’inquiétude, craignant que cette crise ne compromette durablement l’avenir scolaire de leurs enfants.

Selon le président du conseil local de la jeunesse du groupement Mwenye, Prince Kasyano, plus de 5 000 élèves sont directement touchés par cette interruption des activités scolaires. Il alerte sur les conséquences sociales de cette situation, notamment le risque d’une augmentation du décrochage scolaire si des mesures urgentes ne sont pas prises avant la prochaine rentrée.

« Aujourd’hui, nous avons plus de 5 000 enfants qui se retrouvent sans accès normal à l’éducation à cause de l’insécurité. Plusieurs écoles ont fermé leurs portes, laissant les élèves dans l’incertitude. Cette situation est très préoccupante parce qu’un enfant qui reste longtemps éloigné de l’école risque de perdre progressivement le goût des études et certains peuvent même abandonner définitivement. Nous demandons aux autorités de considérer cette question comme une urgence afin de sauver l’avenir de ces enfants. », a déclaré Prince Kasyano.

Le représentant de la jeunesse locale estime que la restauration de la sécurité demeure la condition principale pour permettre aux enseignants et aux élèves de reprendre le chemin des établissements scolaires. Il appelle les autorités administratives et sécuritaires à multiplier les efforts afin de protéger les populations civiles et de créer un environnement favorable à la reprise des enseignements.

« Nous sollicitons l’implication des autorités compétentes pour trouver une solution durable à cette situation. L’éducation de nos enfants ne peut pas être sacrifiée à cause de l’insécurité. Il faut sécuriser les villages, rassurer les familles et permettre aux enseignants de revenir afin que les écoles puissent fonctionner normalement dès la prochaine rentrée scolaire. », a-t-il ajouté.

Dans le groupement Mwenye, les habitants espèrent désormais des actions concrètes pour mettre fin à cette situation. Ils craignent que la prolongation de la crise sécuritaire n’aggrave davantage les difficultés déjà rencontrées par les familles.

Pour les communautés locales, garantir la sécurité des zones d’apprentissage constitue une étape essentielle pour protéger le droit des enfants à l’éducation et éviter une génération davantage affectée par les conséquences des conflits.

Ange Kavuya

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