Le coup d’envoi de la session 2025-2026 de l’Examen d’État en République démocratique du Congo a été officiellement donné ce lundi au centre de l’Institut d’Oicha, dans la ville de Oicha. Cette cérémonie marque une étape cruciale pour des milliers de finalistes du secondaire, venus affronter les épreuves nationales après une année scolaire jugée à la fois difficile et marquée par une certaine résilience du système éducatif local.
La cérémonie officielle a été présidée par le maire de la ville, Faustin Kambale Siluwere, entouré des autorités éducatives de la sous-division, des encadreurs scolaires, des responsables d’établissements et de plusieurs invités du secteur de l’éducation. L’autorité urbaine a procédé symboliquement à l’ouverture des épreuves, donnant ainsi le signal du démarrage des examens dans sa juridiction.
Dans son allocution, le maire a mis en avant l’importance de cette session d’examens dans la vie académique des élèves finalistes, tout en soulignant les efforts consentis par l’État congolais pour soutenir le secteur éducatif, notamment à travers la prise en charge des frais de participation des candidats.
« Nous exprimons notre profonde gratitude au gouvernement de la République pour la prise en charge des frais de participation des candidats à l’Examen d’État. Cette mesure permet de garantir l’égalité des chances entre tous les élèves, indépendamment de leurs origines sociales ou économiques. Nous exhortons les finalistes à aborder ces épreuves avec calme, discipline et confiance. La réussite dépend avant tout du travail personnel, de la concentration et de la capacité à gérer le stress. Toutes les dispositions sécuritaires et organisationnelles ont été prises pour assurer le bon déroulement de cette session dans notre ville », a déclaré le maire Faustin Kambale Siluwere.
Au-delà du lancement officiel, les autorités locales ont tenu à rassurer les candidats et leurs parents sur la bonne organisation des centres de passation. Le centre de l’Institut d’Oicha a été présenté comme un cadre approprié, sécurisé et prêt à accueillir les épreuves dans des conditions conformes aux normes requises par le ministère de l’Éducation.
Les responsables de la sous-division de l’éducation ont, de leur côté, salué l’implication des enseignants, des chefs d’établissements et des parents d’élèves, dont l’accompagnement a été jugé déterminant dans la préparation des candidats. Selon eux, cette mobilisation collective témoigne de l’importance accordée à l’éducation dans la région malgré les nombreux défis socio-économiques et sécuritaires.
Dans les salles d’examen, l’ambiance était marquée par un mélange de concentration, de stress et de détermination. Plusieurs finalistes rencontrés avant le début des épreuves ont confié avoir intensifié leurs révisions dans les derniers jours, conscients que ces examens constituent une étape décisive de leur parcours scolaire et un passage obligé vers l’enseignement supérieur ou la vie professionnelle.
Certains candidats ont exprimé leur espoir de réussir malgré les difficultés rencontrées au cours de l’année scolaire, notamment les perturbations liées au contexte local. D’autres ont insisté sur la nécessité de rester concentrés et de faire confiance à leurs efforts personnels.
Ce lancement à Oicha s’inscrit dans la dynamique nationale de l’organisation de l’Examen d’État 2025-2026, une session qui vise à renforcer la crédibilité du système éducatif congolais et à garantir la régularité des évaluations certificatives sur l’ensemble du territoire. Les autorités éducatives affirment leur engagement à maintenir des standards élevés d’organisation afin de préserver la valeur du diplôme d’État, considéré comme un passeport indispensable pour l’avenir des jeunes en République démocratique du Congo.
Ainsi, dans une atmosphère mêlant espoir, discipline et responsabilité, les finalistes d’Oicha ont officiellement entamé leur course vers le diplôme d’État, symbole de fin du cycle secondaire et porte d’entrée vers de nouvelles opportunités académiques et professionnelles.
Jadot KYEYA depuis Oicha