Nord-Kivu : l’OBLC dément son implication dans des pratiques de monnayage dans la sous-division Walikale 3 et appelle la population à la vigilance

Nord-Kivu : l’OBLC dément son implication dans des pratiques de monnayage dans la sous-division Walikale 3 et appelle la population à la vigilance

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Ghislain Lukambo

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L’Office pour la Bonne Gouvernance et la Lutte contre la Corruption, OBLC, dément fermement toute implication dans des pratiques présumées de monnayage rapportées dans la sous-division éducationnelle Walikale 3, précisément à Pinga, dans le groupement Kisimba.

Cette mise au point intervient après la circulation, sur les réseaux sociaux, d’un message faisant état de prétendues demandes d’argent adressées aux établissements scolaires, aux directeurs d’écoles et aux enseignants de cette partie du territoire de Walikale. Les allégations mettaient notamment en cause l’OBLC ainsi que l’Inspection Générale des Finances, IGF.

Dans un communiqué officiel, l’Office rejette catégoriquement ces accusations. L’institution affirme n’avoir donné aucune autorisation, aucun mandat ni aucune instruction à une personne pour solliciter ou percevoir de l’argent auprès des établissements scolaires, des responsables éducatifs ou de toute autre personne physique ou morale dans la région de Pinga.

L’OBLC rappelle que ses missions portent notamment sur la promotion de la bonne gouvernance, la prévention et la détection de la corruption ainsi que la facilitation de la répression des actes de corruption. Pour l’institution, ces missions sont incompatibles avec toute pratique de concussion, d’extorsion ou de trafic d’influence.

Pour dissiper toute confusion et rétablir la position officielle de l’institution, Samuel Sangowa, auditeur provincial de l’OBLC, nie toute implication de l’Office dans les pratiques dénoncées à Pinga. Il appelle les responsables des établissements scolaires et l’ensemble de la population à la vigilance face à toute personne qui utiliserait le nom de l’OBLC pour solliciter de l’argent.

« Je tiens à préciser de manière très claire que l’OBLC n’est ni de près ni de loin impliqué dans ces pratiques de monnayage qui sont rapportées dans la sous-division éducationnelle de Walikale 3, particulièrement à Pinga. Notre institution n’a donné aucun mandat, aucune instruction et aucune autorisation à qui que ce soit pour aller dans les écoles, auprès des directeurs, des enseignants ou de toute autre personne afin de demander ou de percevoir de l’argent au nom de l’OBLC. Si quelqu’un se présente auprès des responsables scolaires en prétendant agir au nom de notre Office et exige une quelconque somme d’argent, cette personne agit en dehors de tout cadre légal et ne représente pas l’OBLC. Nous demandons donc à tous les concernés de ne pas céder à la pression ou à l’intimidation et de signaler immédiatement tout cas de ce genre aux services compétents. Notre mission est de promouvoir la bonne gouvernance et de lutter contre la corruption, et nous ne pouvons en aucun cas cautionner des pratiques qui seraient contraires à ces principes. »

Cette déclaration vise notamment à dissocier l’OBLC des personnes qui pourraient éventuellement utiliser abusivement son nom ou ses fonctions pour obtenir de l’argent auprès des acteurs du secteur éducatif. Face à la gravité des accusations, l’OBLC annonce l’ouverture d’une enquête afin d’établir la matérialité des faits rapportés et d’identifier les éventuels responsables.

L’investigation devra notamment permettre de déterminer si des personnes ont effectivement sollicité de l’argent en se réclamant de l’OBLC ou d’autres services publics.

L’institution entend également identifier les éventuels auteurs, coauteurs ou complices de ces pratiques présumées et, le cas échéant, transmettre les éléments aux instances judiciaires compétentes.

L’Office invite à cet effet toute personne disposant d’informations, de témoignages ou de preuves susceptibles d’éclairer les enquêteurs à les transmettre à ses services.

Les responsables scolaires appelés à la vigilance

Dans le même temps, l’OBLC appelle les responsables des services publics ainsi que les gestionnaires des établissements scolaires à faire preuve de vigilance face à toute demande de paiement ou de contribution qui ne serait pas fondée sur un texte légal ou sur un mandat officiellement vérifiable. Les responsables scolaires sont notamment invités à vérifier l’identité et la qualité de toute personne qui se présenterait au nom d’un service public avant de lui remettre de l’argent ou tout autre avantage.

Cette vigilance est d’autant plus importante dans les zones où l’accès aux services administratifs et aux autorités provinciales peut être limité.

À travers cette mise au point, l’Office pour la Bonne Gouvernance et la Lutte contre la Corruption réaffirme son engagement en faveur de l’intégrité, de la transparence et de la moralisation de la gestion publique dans la province du Nord-Kivu.

L’institution assure qu’elle entend poursuivre ses missions de prévention et de lutte contre la corruption, tout en protégeant son image et la confiance que lui accordent les citoyens.

L’OBLC appelle enfin la population à ne pas rester silencieuse face aux éventuels cas d’extorsion ou d’usurpation de qualité et à collaborer avec les services compétents afin que les responsabilités soient clairement établies.

Samuel Sangowa, auditeur provincial de l’OBLC, réaffirme ainsi que l’institution n’est aucunement impliquée dans les pratiques de monnayage dénoncées à Pinga et assure que toute personne ayant utilisé abusivement le nom de l’Office devra répondre de ses actes devant les instances compétentes.

RTEE Kivu

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