À travers la province, acteurs de la jeunesse, responsables politiques et membres de la société civile voient dans cette décision une nouvelle opportunité pour accélérer le retour de la paix dans une région confrontée depuis plusieurs années à l'activisme des groupes armés.
À Butembo, où l'annonce a été largement commentée, plusieurs voix estiment que cette mesure témoigne de la volonté des autorités nationales de renforcer le leadership opérationnel sur le terrain afin de mieux répondre aux défis sécuritaires persistants dans les territoires de Beni, Lubero, Rutshuru, Masisi et ailleurs.
Le Parlement des Jeunes de Beni figure parmi les structures ayant rapidement exprimé leur satisfaction. Son président, Kakule Sekanabo, actuellement en séjour à Butembo, considère cette décision comme un signal encourageant pour les populations qui aspirent à retrouver une paix durable.
« Nous accueillons cette décision avec beaucoup d'espoir et d'optimisme. Depuis plusieurs années, les populations du Nord-Kivu vivent dans l'attente d'une amélioration significative de la situation sécuritaire. Le retour du Général-Major Somo Kakule Evariste à la tête des opérations militaires représente pour nous une occasion de renforcer davantage la coordination des interventions sur le terrain. La population attend aujourd'hui des résultats concrets, notamment la sécurisation des villages, la libre circulation des personnes et de leurs biens ainsi que le retour progressif des déplacés dans leurs milieux d'origine. Nous invitons toute la jeunesse à accompagner cette dynamique en collaborant avec les autorités et en soutenant toutes les initiatives visant à consolider la paix. »
Du côté politique, le parti Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé) partage également cet élan d'espoir. Son secrétaire exécutif provincial au Nord-Kivu, Héritier Mukama, estime que cette décision peut contribuer à insuffler une nouvelle dynamique dans les opérations contre les groupes armés, à condition que les forces engagées disposent des moyens nécessaires à l'accomplissement de leur mission.
« Cette décision constitue une opportunité importante pour redynamiser les opérations militaires dans notre province. Nous pensons que le gouverneur militaire dispose de l'expérience et de la connaissance du terrain nécessaires pour coordonner efficacement les efforts de sécurisation. Toutefois, pour que les résultats soient au rendez-vous, il est indispensable que le gouvernement central accompagne cette mesure par des moyens logistiques, financiers et opérationnels conséquents. Les militaires engagés sur les différents fronts doivent bénéficier de tout l'appui nécessaire afin de mener leurs missions dans les meilleures conditions possibles. Notre souhait est que cette nouvelle étape permette d'obtenir des avancées visibles en matière de sécurité et de restaurer progressivement la confiance des populations envers les institutions de l'État. »
De la jeunesse aux acteurs politiques, un même message se dégage : la reprise du commandement des opérations militaires par le gouverneur militaire est perçue comme une chance supplémentaire de renforcer les efforts de pacification au Nord-Kivu. Tous appellent désormais à une mobilisation collective pour accompagner cette dynamique et transformer les attentes des populations en résultats tangibles sur le terrain.
Dans une province où la sécurité demeure l'une des principales préoccupations des habitants, beaucoup espèrent que cette décision marquera le début d'une nouvelle phase dans la lutte contre les groupes armés et dans la restauration durable de l'autorité de l'État.