NORD-KIVU : À l'occasion de la Journée mondiale sans sacs plastiques, les environnementalistes appellent à des mesures fortes contre la pollution plastique

NORD-KIVU : À l'occasion de la Journée mondiale sans sacs plastiques, les environnementalistes appellent à des mesures fortes contre la pollution plastique

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Ghislain Lukambo

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À l'occasion de la Journée mondiale sans sacs plastiques, célébrée ce 3 juillet 2026, les défenseurs de l'environnement intensifient leur plaidoyer en faveur d'une réduction de l'utilisation des emballages plastiques. Malgré les campagnes de sensibilisation menées ces dernières années, les sacs plastiques continuent d'envahir les rues, les marchés, les cours d'eau et les champs dans plusieurs villes du Nord-Kivu, avec des conséquences préoccupantes pour les écosystèmes et les activités agricoles.

Chaque année, des milliers de sacs plastiques sont abandonnés dans la nature à travers la province du Nord-Kivu. Très résistants à la décomposition, ces déchets s'accumulent dans les espaces publics, obstruent les caniveaux, polluent les rivières et dégradent progressivement les terres agricoles. À l'occasion de la Journée mondiale sans sacs plastiques, plusieurs spécialistes de l'environnement rappellent qu'il devient urgent d'adopter des comportements plus responsables afin de limiter cette pollution qui menace durablement les écosystèmes.

Pour l'activiste environnementaliste Rachel Mululu, les conséquences des déchets plastiques sont particulièrement visibles dans les zones agricoles. Elle explique que ces matériaux empêchent le sol de respirer normalement et réduisent progressivement sa fertilité, compromettant ainsi la production agricole et la sécurité alimentaire des communautés.

« Beaucoup pensent qu'un simple sac plastique jeté dans un champ est sans conséquence. Pourtant, lorsqu'ils s'accumulent, ces déchets empêchent l'eau de pluie de s'infiltrer correctement dans le sol et limitent également la circulation de l'air indispensable à la vie des micro-organismes. Avec le temps, la terre perd sa fertilité, les cultures deviennent moins productives et les agriculteurs enregistrent des récoltes de plus en plus faibles. Préserver nos sols passe donc aussi par une meilleure gestion des déchets plastiques. Chacun doit comprendre que protéger l'environnement, c'est aussi protéger notre agriculture et notre alimentation », souligne Rachel Mululu.

Face à cette situation, l'activiste invite la population à adopter des pratiques plus respectueuses de l'environnement. Elle encourage le tri des déchets, leur collecte systématique ainsi que le recyclage des plastiques afin de réduire leur présence dans la nature. Elle recommande également de privilégier les emballages réutilisables ou biodégradables pour diminuer progressivement la consommation des sacs plastiques à usage unique. De son côté, le professeur Fabrice Fwamba estime que les efforts individuels doivent être accompagnés par des politiques publiques plus ambitieuses. Selon lui, les pouvoirs publics ont un rôle déterminant à jouer pour réduire la production et la consommation des sacs plastiques sur le marché congolais.

« Les campagnes de sensibilisation sont importantes, mais elles ne suffisent plus à elles seules. Il faut désormais des mesures plus contraignantes. L'instauration d'une taxe sur les importateurs de sacs plastiques permettrait de décourager leur utilisation et d'encourager le recours à des alternatives écologiques. En parallèle, il est indispensable de soutenir les initiatives de recyclage et de promouvoir les emballages biodégradables ou réutilisables. La lutte contre la pollution plastique nécessite une responsabilité partagée entre les autorités, les opérateurs économiques et les citoyens », plaide le professeur Fabrice Fwamba.

À l'occasion de cette Journée mondiale sans sacs plastiques, les acteurs environnementaux rappellent que la protection de la nature commence par des gestes simples, notamment la réduction de l'utilisation des plastiques à usage unique, le recyclage des déchets et le respect des bonnes pratiques environnementales. Ils estiment que seule une mobilisation collective permettra de préserver durablement les ressources naturelles et d'offrir un environnement sain aux générations futures.

De Muhindo Degusto depuis Butembo

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