Les activités socio-économiques ont été fortement perturbées jeudi 13 août 2026 dans plusieurs localités du territoire de Mwenga, au Sud-Kivu, à la suite d’un appel à une journée ville morte lancé par la société civile forces vives. De Mwenga-centre à Kamituga, en passant notamment par Kitutu, Kibé et Lugushwa, la circulation des personnes et des véhicules ainsi que les activités commerciales ont tourné au ralenti. Cette mobilisation visait principalement à attirer l’attention des autorités sur l’état de dégradation de la Route nationale numéro 2, mais aussi sur les préoccupations sécuritaires qui persistent sur cet axe.
Dans plusieurs agglomérations concernées, des commerces sont restés fermés et la circulation a été réduite, donnant à cette journée un caractère particulier. Pour la société civile, cette mobilisation constitue un moyen de pression citoyenne afin d’obtenir des réponses concrètes aux revendications exprimées depuis plusieurs mois par les populations.
La réhabilitation de la RN2 figure au premier rang des préoccupations. Cette route constitue un axe important pour la circulation des personnes et des marchandises dans cette partie du Sud-Kivu. Son état de dégradation complique les déplacements et affecte également les activités économiques des habitants.
À cette question des infrastructures s’ajoute celle de la sécurité. Les forces vives de Mwenga demandent le renforcement de la protection des usagers de cet axe, afin de permettre une circulation plus sécurisée des personnes et des biens.
« Cette journée ville morte a été observée dans plusieurs entités du territoire de Mwenga. Nous avons constaté que les activités ont été fortement ralenties à Mwenga-centre, à Kamituga, à Kitutu, à Kibé, à Lugushwa et dans d’autres localités. À travers cette action, la population voulait simplement faire entendre sa voix et rappeler aux autorités que la RN2 est dans un état qui ne permet plus une circulation normale. Nous demandons sa réhabilitation, mais également la sécurisation de cet axe qui est très important pour notre territoire et pour toute la population qui l’emprunte; » Ces propos sont de Lungele Itebo, président de la société civile forces vives de Mwenga, joint par Eugide Abalawi, correspondant de la RTEE Kivu dans la région.
Pour la société civile, cette journée de mobilisation ne constitue pas une fin en soi. Elle se veut plutôt un signal adressé aux autorités afin qu’elles prennent en considération les revendications de la population et apportent des réponses concrètes aux difficultés auxquelles elle est confrontée.
Lungele Itebo estime que l’état de la RN2 constitue désormais une préoccupation majeure pour les habitants de Mwenga. Les difficultés de circulation affectent notamment les commerçants, les transporteurs, les agriculteurs et les usagers qui dépendent de cette route pour rejoindre les différents centres d’activités.
La société civile insiste également sur la nécessité d’associer la réhabilitation des infrastructures à des mesures de sécurisation de l’axe. Pour ses responsables, la réouverture ou l’amélioration de la route ne pourra produire pleinement ses effets que si les usagers peuvent l’emprunter dans des conditions de sécurité acceptables.
« Nous ne voulons pas que cette mobilisation soit interprétée comme une action contre les autorités. C’est un message de la population qui demande que ses préoccupations soient entendues. Nous attendons maintenant des actes concrets, notamment concernant la RN2 et la sécurité. Si rien n’est fait, les difficultés vont continuer à s’aggraver et c’est la population qui va encore payer le prix. Nous demandons donc aux autorités compétentes de prendre cette revendication au sérieux et de travailler pour trouver rapidement des solutions; » Lungele Itebo, président de la société civile forces vives de Mwenga, dresse ainsi le bilan de cette journée ville morte au micro d’Eugide Abalawi, correspondant de la RTEE Kivu dans la région.
Au terme de cette journée de mobilisation, la société civile forces vives de Mwenga appelle donc les autorités à ouvrir un dialogue avec les représentants de la population afin d’examiner les différentes revendications. Elle souhaite notamment voir des engagements précis être pris pour la réhabilitation de la RN2 et l’amélioration de la sécurité sur cet axe.
La journée ville morte du jeudi 13 août aura ainsi permis, selon les organisateurs, de mettre en lumière les difficultés auxquelles sont confrontées les populations de plusieurs localités du territoire de Mwenga, dans l’attente désormais d’une réponse des autorités.
Reportage Egide Abalawi, depuis Bukavu