Le président de la Société civile, antenne du territoire de Pangi, Justin Kyanga Asumani, dénonce la démarche attribuée au recteur de l’Université Moyen Lualaba, UML, basée à Kalima. Selon lui, le responsable de cette institution universitaire s’est rendu à Kindu dans le but d’empêcher une commission de contrôle dépêchée par le ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire de se rendre à Kalima pour effectuer sa mission.
Justin Kyanga Asumani, qui s’exprime au nom des forces vives de Kalima, accuse par ailleurs le comité de gestion de l’UML, dirigé par le professeur Kakondo Kandolo Denis, de mauvaise gestion, de tribalisme et de détournement présumé des recettes issues du paiement des frais académiques. Des accusations que la Société civile souhaite voir examinées par les autorités compétentes.
« Nous dénonçons cette démarche parce qu’une commission de contrôle dépêchée par le ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire doit pouvoir accomplir librement sa mission à Kalima. Le fait que le recteur se déplace à Kindu pour tenter d’empêcher cette commission d’atteindre l’Université Moyen Lualaba nous préoccupe sérieusement. Nous demandons que la lumière soit faite sur la gestion de cette institution et que la mission de contrôle puisse aller jusqu’au bout », a déclaré Justin Kyanga Asumani.
Le président de la Société civile de Pangi met également en cause la gestion du comité dirigé par le professeur Kakondo Kandolo Denis. Il évoque notamment des pratiques qu’il qualifie de tribalisme ainsi qu’un possible coulage des recettes liées au paiement des frais académiques, appelant les autorités de tutelle à vérifier ces allégations à travers un contrôle régulier des finances et du fonctionnement de l’université.
« Nous avons également des inquiétudes concernant la gestion de l’Université Moyen Lualaba. Nous dénonçons ce que nous considérons comme une mauvaise gestion, le tribalisme qui serait devenu excessif, mais aussi le coulage des recettes provenant des frais académiques. C’est pourquoi nous demandons à la commission de contrôle de faire son travail en toute indépendance afin que la vérité soit connue et que les responsabilités soient établies s’il y a effectivement des irrégularités », a insisté Justin Kyanga Asumani.
Ces accusations formulées par la Société civile de Pangi appellent désormais une réaction des responsables de l’Université Moyen Lualaba ainsi que des autorités de l’Enseignement supérieur et universitaire. La mission de contrôle annoncée devrait permettre, selon les dénonciateurs, d’éclairer les différentes préoccupations soulevées autour de la gestion de cette institution.
Enzal Baleme, depuis Kindu.