Les acteurs de la société civile de la province de Lomami sont appelés à s’impliquer activement dans la mise en œuvre du Projet d’Appui à la Connectivité et au Transport (PACT) et à accompagner les communautés bénéficiaires à travers une communication responsable. L’appel a été lancé ce samedi 15 août 2026 à l’hôtel Kabinda Lodge, lors d’un atelier d’information, de consultation et de formation consacré au projet. La rencontre a réuni plusieurs représentants de la société civile autour des enjeux liés à l’appropriation du PACT, à la sensibilisation communautaire ainsi qu’à la prévention des violences basées sur le genre.
L’objectif était de permettre aux participants de mieux comprendre les différentes composantes du projet afin de devenir, à leur tour, des relais d’information auprès des populations concernées.
Au cours de cette rencontre, l’accent a été mis sur la nécessité d’une implication réelle des organisations locales dans le processus de mise en œuvre du projet. Les acteurs de la société civile ont notamment été invités à vulgariser les informations relatives au PACT, à lutter contre la désinformation et à faire remonter les préoccupations exprimées par les communautés. La communication responsable a été présentée comme un élément essentiel pour prévenir les incompréhensions, les rumeurs et les tensions susceptibles de compromettre l’adhésion des populations aux différentes activités du projet. Les participants ont également été sensibilisés à leur rôle dans la prévention des violences basées sur le genre, avec la nécessité de promouvoir des comportements respectueux des droits et de la dignité de toutes les composantes de la communauté.
« La société civile doit véritablement s’approprier le PACT parce qu’elle constitue l’un des principaux relais entre le projet et les communautés. Il ne suffit pas que les responsables du projet donnent des informations à Kabinda ou organisent quelques rencontres ; il faut que ces informations puissent atteindre les populations jusque dans les zones concernées. Les acteurs de la société civile doivent donc comprendre les objectifs du projet, expliquer correctement ce qui est prévu, mais aussi écouter les préoccupations des communautés et les faire remonter vers les responsables. Nous insistons particulièrement sur la communication responsable parce qu’une information mal comprise ou volontairement déformée peut créer des frustrations et des tensions. Notre rôle est de contribuer à une information fiable, transparente et accessible, afin que les populations puissent comprendre les avantages du projet, mais également connaître leurs droits et les mécanismes disponibles lorsqu’elles rencontrent une difficulté. »
La question de la prévention des violences basées sur le genre a également occupé une place importante dans les échanges. Les participants ont été encouragés à intégrer cette dimension dans leurs activités de sensibilisation et à contribuer à la création d’un environnement protecteur pour les femmes, les jeunes filles et les autres personnes exposées aux différentes formes de violences. Pour les organisateurs, l’accompagnement d’un projet de développement ne doit pas se limiter aux infrastructures ou aux aspects économiques : il doit également tenir compte des réalités sociales des communautés et des risques qui peuvent apparaître au cours de sa mise en œuvre. La société civile est ainsi appelée à jouer un rôle de veille, d’alerte et de sensibilisation, tout en orientant les personnes victimes ou exposées aux violences vers les mécanismes et structures appropriés.
« Nous voulons que les acteurs de la société civile comprennent qu’ils ne sont pas de simples spectateurs du PACT. Ils ont une responsabilité importante dans l’accompagnement du projet et dans la protection des communautés. Lorsqu’un projet de cette envergure arrive dans une province, il peut susciter beaucoup d’attentes, mais aussi des interrogations. C’est pourquoi il faut une communication permanente et surtout une communication qui repose sur les faits. Nous demandons aux organisations de la société civile d’éviter de diffuser des informations non vérifiées, de sensibiliser la population sur les objectifs réels du PACT et de rester attentives aux préoccupations qui peuvent apparaître sur le terrain. La prévention des violences basées sur le genre doit également faire partie de cette responsabilité. Nous devons tous contribuer à ce que le développement ne se fasse pas au détriment de la dignité ou de la sécurité des personnes. Une bonne appropriation du projet passe donc par l’information, le dialogue, la vigilance et la participation des communautés. »
À l’issue de l’atelier, l’attente exprimée est de voir les connaissances acquises être relayées dans les différentes communautés de Lomami. Les acteurs de la société civile sont appelés à poursuivre la sensibilisation, à favoriser le dialogue entre les populations et les responsables du projet et à contribuer à l’identification rapide des difficultés susceptibles d’entraver la bonne mise en œuvre du PACT. Pour les participants, la réussite du projet dépendra certes des moyens techniques et financiers mobilisés, mais également de l’adhésion des communautés et de la qualité du dialogue avec les différents acteurs locaux. L’atelier de Kabinda apparaît ainsi comme une étape destinée à renforcer cette participation citoyenne et à promouvoir une mise en œuvre du PACT fondée sur l’information, la responsabilité et le respect des droits.
Reportage : Benjamin Lubo.