À Kabinda, le Projet d’Apprentissage et d’Autonomisation des Filles organise un atelier de remise à niveau afin de garantir une meilleure application des normes environnementales et sociales dans la mise en œuvre de ses activités.
Le Projet d’Apprentissage et d’Autonomisation des Filles (PAAF) a lancé, dans la province de Lomami, un atelier de remise à niveau des formateurs provinciaux dans le cadre de la mise en œuvre de ses engagements en matière de sauvegardes environnementales et sociales. Organisée à Kabinda, cette activité réunit les principaux acteurs appelés à accompagner le déploiement du projet sur le terrain et à veiller au respect des normes environnementales et sociales tout au long de son exécution. Mis en œuvre par le Gouvernement de la République démocratique du Congo, sous la tutelle du ministère de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, le PAAF bénéficie du financement de la Banque mondiale. À travers cette session de renforcement des capacités, le projet entend doter les formateurs provinciaux des outils nécessaires pour assurer une application efficace des mécanismes de prévention des risques environnementaux et sociaux dans toutes les interventions prévues en faveur des filles bénéficiaires.
À l'ouverture des travaux, les responsables du projet ont rappelé que les sauvegardes environnementales et sociales constituent un pilier essentiel dans la réussite des projets financés par les partenaires techniques et financiers. Elles permettent de prévenir les impacts négatifs sur les communautés, de protéger les personnes vulnérables et de promouvoir une mise en œuvre responsable des activités.
« Cet atelier de remise à niveau répond à la nécessité de renforcer continuellement les compétences de nos formateurs provinciaux. Les normes environnementales et sociales évoluent régulièrement et exigent une parfaite maîtrise de la part de tous les acteurs impliqués dans le projet. Notre objectif est que chaque intervenant comprenne son rôle dans la prévention des risques, la protection des communautés bénéficiaires et le respect des engagements pris par le Gouvernement congolais auprès de la Banque mondiale. Une bonne connaissance de ces mécanismes contribuera à améliorer la qualité de nos interventions et à assurer une mise en œuvre conforme aux standards internationaux. », a expliqué un responsable du Projet d’Apprentissage et d’Autonomisation des Filles.
Durant plusieurs séances, les participants abordent différentes thématiques relatives à la gestion des risques environnementaux, à la prévention des violences basées sur le genre, à la protection des enfants, aux mécanismes de gestion des plaintes ainsi qu'au respect des droits des communautés concernées par les activités du projet. Les échanges permettront également aux formateurs de partager leurs expériences de terrain, d'identifier les difficultés rencontrées lors des précédentes missions et de proposer des solutions susceptibles d'améliorer l'application des mesures de sauvegarde dans la province de Lomami.
Pour les organisateurs, cette remise à niveau constitue une étape importante dans le renforcement de la gouvernance du projet. Les compétences acquises devront être retransmises aux équipes locales afin d'assurer une compréhension uniforme des procédures dans toutes les zones d'intervention.
« Nous voulons que les formateurs deviennent de véritables relais techniques auprès des équipes de terrain. Ils auront la responsabilité de diffuser les bonnes pratiques, d'accompagner les bénéficiaires et de veiller au respect des principes de sauvegarde dans chaque activité réalisée. Le succès du PAAF ne se mesure pas uniquement au nombre de filles qui bénéficieront du projet, mais aussi à la qualité de sa mise en œuvre, au respect de l'environnement, à la protection des populations et à la prise en compte des préoccupations sociales tout au long de l'exécution des activités. C'est cette approche qui garantit des résultats durables et acceptés par les communautés. », a souligné un autre intervenant au cours des travaux.
À travers cette initiative, le Projet d’Apprentissage et d’Autonomisation des Filles réaffirme son engagement à promouvoir un environnement d'apprentissage sûr, inclusif et respectueux des normes environnementales et sociales. Les responsables espèrent que les connaissances acquises au cours de cet atelier permettront d'améliorer durablement la qualité de la mise en œuvre du projet dans la province de Lomami.
Correspondance de Benjamin Lubo depuis Kabinda.