Lomami : la révision du Code forestier relance le débat sur la protection des forêts et les droits des communautés locales

Lomami : la révision du Code forestier relance le débat sur la protection des forêts et les droits des communautés locales

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Ghislain Lukambo

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Les consultations provinciales consacrées à la révision du Code forestier de la République démocratique du Congo se poursuivent à Kabinda, dans la province de Lomami. Réunis autour d'une même table, les représentants des services de l'État, des organisations de la société civile, des confessions religieuses et des partenaires engagés dans la protection de l'environnement ont examiné les propositions susceptibles de moderniser le cadre juridique régissant les ressources forestières. À cette occasion, l'Initiative Interreligieuse pour les Forêts Tropicales (IRI) de Lomami a plaidé pour une réforme plus inclusive, capable de concilier la préservation des écosystèmes, les impératifs du développement durable et les droits des communautés locales.

Organisé dans le cadre du processus national de révision du Code forestier, cet atelier provincial vise à recueillir les observations des différentes parties prenantes avant l'élaboration de la nouvelle législation. Les participants estiment que le texte actuellement en vigueur mérite d'être adapté aux nouveaux défis environnementaux, climatiques et socio-économiques auxquels fait face la République démocratique du Congo.

Les échanges ont notamment porté sur la gouvernance des ressources forestières, la lutte contre l'exploitation illégale des forêts, la gestion durable des concessions, la préservation de la biodiversité ainsi que le renforcement des mécanismes de participation des populations vivant à proximité des massifs forestiers.

Prenant part aux travaux, l'Initiative Interreligieuse pour les Forêts Tropicales (IRI) de Lomami a insisté sur la nécessité de bâtir un cadre légal qui protège davantage les écosystèmes forestiers tout en garantissant une meilleure prise en compte des droits des communautés locales, souvent directement dépendantes des ressources naturelles pour leur subsistance.

« La révision du Code forestier constitue une opportunité majeure pour adapter notre législation aux réalités actuelles. Les forêts congolaises représentent un patrimoine national et mondial qu'il convient de préserver. Cette réforme doit renforcer la protection de l'environnement tout en reconnaissant les droits et les responsabilités des communautés locales qui vivent au quotidien au contact de ces ressources naturelles », ont souligné les représentants de l'Initiative Interreligieuse pour les Forêts Tropicales.

Les participants ont également plaidé pour une meilleure implication des autorités provinciales, des leaders communautaires, des organisations confessionnelles et de la société civile dans les mécanismes de gestion des ressources forestières. Selon eux, une gouvernance participative permettrait de limiter les conflits liés à l'exploitation des terres, de renforcer la transparence et de favoriser une utilisation durable des forêts. Plusieurs intervenants ont rappelé que la République démocratique du Congo abrite l'un des plus importants massifs forestiers tropicaux de la planète, jouant un rôle essentiel dans la lutte contre les changements climatiques, la conservation de la biodiversité et le maintien des moyens de subsistance de millions de personnes.

Les contributions formulées à Kabinda seront transmises aux instances nationales chargées de piloter la réforme du Code forestier. Elles viendront enrichir les recommandations recueillies dans d'autres provinces afin de doter le pays d'un instrument juridique répondant aux exigences actuelles en matière de protection de l'environnement et de développement durable.

« La réforme du Code forestier ne doit pas être perçue uniquement comme une révision technique des textes. Elle doit permettre de construire un équilibre entre les besoins de développement économique, la préservation des ressources naturelles et le respect des droits des populations. C'est à cette condition que la gestion durable des forêts pourra produire des bénéfices durables pour les générations présentes et futures », ont conclu plusieurs participants à l'atelier.

À travers ces consultations, les autorités congolaises et leurs partenaires ambitionnent de mettre en place un cadre juridique modernisé, capable de répondre aux enjeux de conservation, de gouvernance environnementale et de valorisation durable des immenses ressources forestières dont dispose la République démocratique du Congo.

Constat de Benjamin Lubo Nkongolo depuis Lomami

Tags : # Actualité # Nord-Kivu # RDC

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