L’arrestation de la TikTokeuse congolaise Denise Dusauchoy, également connue sous le nom de Denise Mukendi, continue de susciter des réactions. Présentée mercredi 2 septembre devant le ministère public, elle a été placée sous mandat d’arrêt provisoire. Les autorités judiciaires lui reprochent notamment d’avoir fait, sur les réseaux sociaux, l’apologie des activités jugées subversives de la coalition rebelle AFC/M23.
Selon des sources judiciaires, les premiers éléments de son interrogatoire auraient permis au parquet de relever des indices considérés comme sérieux. La justice évoque également un risque de fuite pour justifier le maintien de la prévenue en détention.

Denise Dusauchoy avait été arrêtée le 30 août en Tanzanie, dans le cadre de la coopération judiciaire entre les deux pays, en exécution d’un mandat d’arrêt émis par la justice congolaise.
Le ministère de la Justice avait confirmé son arrestation, précisant que les démarches judiciaires à son encontre avaient débuté dès 2025, notamment avec l’envoi de commissions rogatoires aux autorités belges. Malgré la gravité des faits qui lui sont reprochés, les sources judiciaires assurent que l’influenceuse bénéficiera de toutes les garanties liées aux droits de la défense et à un procès équitable, conformément à la législation congolaise et aux standards internationaux.
L’affaire reste donc entre les mains de la justice congolaise, qui devra déterminer la responsabilité éventuelle de Denise Dusauchoy au terme de la procédure judiciaire.
John Kayumba, depuis Kinshasa, pour la RTEE Kivu.