Komanda : un an après le massacre de 43 civils, une messe de mémoire annoncée et un appel lancé pour la libération des enfants encore captifs des ADF

Komanda : un an après le massacre de 43 civils, une messe de mémoire annoncée et un appel lancé pour la libération des enfants encore captifs des ADF

G

Ghislain Lukambo

49 0

Le territoire d'Irumu s'apprête à commémorer le premier anniversaire du massacre perpétré contre des civils à Komanda, en Ituri. Cette attaque, qui avait notamment ciblé une église locale, avait fait 43 morts et profondément marqué les communautés de la région. À l'occasion de cette date de mémoire, une messe commémorative sera célébrée le lundi 27 juillet 2026 à la paroisse Bienheureuse Anuarite afin de rendre hommage aux victimes, de soutenir les familles endeuillées et de renouveler les appels en faveur d'un retour durable à la paix.

Selon les organisateurs, cette célébration religieuse réunira les proches des victimes, les fidèles ainsi que plusieurs membres de la société civile autour d'un moment de prière, de recueillement et de solidarité.

En marge de cette commémoration, la Coordination des associations pour les droits humains (COARDHO), une organisation active dans le territoire d'Irumu, attire une nouvelle fois l'attention sur la situation sécuritaire qui demeure préoccupante dans plusieurs localités. Elle rappelle que des dizaines d'enfants enlevés lors des attaques attribuées aux rebelles des ADF restent toujours introuvables.

« Cette commémoration est un moment de recueillement, mais aussi un rappel que les souffrances des populations ne sont pas terminées. Nous pensons particulièrement aux familles des victimes ainsi qu'aux 38 enfants qui demeurent entre les mains des ADF. Nous demandons aux autorités militaires de renforcer les opérations de recherche et de sécurisation afin d'obtenir leur libération et d'empêcher que de nouveaux drames ne se reproduisent », déclare John Kihimba, coordonnateur de la COARDHO en territoire d'Irumu.

L'organisation estime que les efforts de sécurisation doivent être poursuivis et intensifiés dans les zones les plus exposées aux incursions des groupes armés. Elle souligne également l'importance d'une collaboration étroite entre les forces de défense, les autorités locales et les populations civiles pour améliorer les mécanismes d'alerte précoce.

La COARDHO invite par ailleurs les habitants à faire preuve de vigilance et à signaler sans délai tout mouvement suspect susceptible de compromettre la sécurité des communautés.

« La sécurité est une responsabilité partagée. Nous encourageons chaque citoyen à collaborer avec les services compétents en dénonçant tout comportement ou déplacement suspect. Une information transmise à temps peut contribuer à prévenir une attaque et à sauver des vies. Nous espérons que cette journée de mémoire renforcera également la détermination de tous les acteurs à travailler pour une paix durable dans notre région », insiste John Kihimba.

Au-delà du devoir de mémoire, cette commémoration se veut également un appel à la solidarité envers les familles touchées par cette tragédie et un plaidoyer pour la poursuite des efforts visant à restaurer la sécurité dans le territoire d'Irumu, où les populations continuent de vivre sous la menace des groupes armés.

Faraja Katho de retour de Komanda

Tags : # Actualité # Nord-Kivu # RDC

Articles similaires