À l'occasion de la Journée internationale de la femme africaine, célébrée ce 31 juillet, la Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) renouvelle son engagement en faveur du leadership féminin dans les processus de paix. À travers sa Section Genre, la Mission rappelle que les femmes ne doivent plus être perçues uniquement comme les premières victimes des conflits armés, mais également comme des actrices incontournables de la prévention des violences, de la médiation communautaire et de la consolidation d'une paix durable. Elle réaffirme par ailleurs son soutien aux initiatives portées par les femmes congolaises en vue de renforcer leur participation aux instances de prise de décision.
Alors que de nombreuses régions de l'est de la République démocratique du Congo continuent de subir les conséquences des conflits armés, la MONUSCO estime que la recherche d'une paix durable ne peut être envisagée sans une participation active des femmes. La Mission des Nations Unies rappelle que les expériences vécues par les femmes, leur proximité avec les communautés ainsi que leur capacité à promouvoir le dialogue constituent des atouts essentiels dans la prévention et la résolution des conflits. À l'occasion de la Journée internationale de la femme africaine, la Section Genre de la MONUSCO a insisté sur la nécessité de renforcer la représentation féminine dans les mécanismes de médiation, les institutions publiques, les structures communautaires ainsi que dans toutes les initiatives visant à restaurer la paix et la cohésion sociale.
Pour Nathalie Traoré, représentante de la Section Genre de la MONUSCO, les femmes doivent être reconnues comme de véritables partenaires de paix et non comme de simples bénéficiaires des programmes humanitaires ou des politiques de protection.
« Les femmes sont souvent les premières à subir les conséquences des conflits armés, mais elles sont également parmi les premières à reconstruire les familles, les communautés et le tissu social. C'est pourquoi nous encourageons leur participation pleine, égale et effective dans les mécanismes de prévention des conflits, de médiation et de consolidation de la paix. Les solutions durables aux crises que traverse la République démocratique du Congo ne pourront être trouvées que si les femmes occupent la place qui leur revient dans les espaces de décision et dans toutes les initiatives de paix. », a déclaré Nathalie Traoré, de la Section Genre de la MONUSCO.
Au-delà du plaidoyer, la Mission onusienne indique accompagner plusieurs organisations féminines à travers des formations, un appui technique et des programmes destinés à renforcer leurs capacités en matière de leadership, de médiation, de prévention des violences basées sur le genre et de participation à la gouvernance locale. Selon la MONUSCO, ces initiatives visent à permettre aux femmes de devenir des actrices influentes dans la recherche de solutions aux conflits qui affectent plusieurs provinces de la RDC, notamment dans l'Est du pays.
« La MONUSCO travaille aux côtés des organisations de femmes afin de renforcer leurs capacités, soutenir leurs initiatives locales et promouvoir leur participation aux processus de décision. Nous accompagnons des réseaux de médiatrices, des plateformes de dialogue communautaire ainsi que des projets qui favorisent le leadership féminin. Notre ambition est de voir davantage de femmes contribuer à la prévention des violences, à la réconciliation entre les communautés et à la construction d'une paix inclusive, durable et respectueuse des droits de tous. », a ajouté Nathalie Traoré.
Cette célébration intervient dans un contexte où de nombreuses organisations nationales et internationales continuent de plaider pour une application effective de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui reconnaît le rôle fondamental des femmes dans la prévention des conflits, les négociations de paix, la reconstruction post-conflit et la consolidation de la sécurité.
En République démocratique du Congo, où les conflits armés continuent d'affecter particulièrement les femmes et les filles, la MONUSCO estime que leur autonomisation et leur implication dans les processus décisionnels constituent des leviers indispensables pour bâtir une paix durable. À travers cet appel lancé à l'occasion de la Journée internationale de la femme africaine, la Mission invite les autorités, les partenaires et l'ensemble de la société à promouvoir une participation plus inclusive des femmes afin qu'elles puissent pleinement contribuer à la stabilité et au développement du pays.
Reportage Salomon Kwiraviwe, depuis Goma