Dans la sous-division de l’Éducation nationale de Kyondo, la cérémonie officielle de lancement des épreuves s’est déroulée dans un contexte particulier, marqué à la fois par les enjeux sanitaires liés à la recrudescence de la maladie à virus Ebola et par la mobilisation des finalistes du secondaire. L’activité s’est tenue à l’Institut Talia, centre de passation numéro 2, sous la présidence du secrétaire administratif de la commune, représentant le bourgmestre de Kyondo. Malgré le climat d’inquiétude ambiant dans la zone, les autorités éducatives ont tenu à maintenir le calendrier scolaire, insistant sur l’importance de la continuité du système éducatif.
Dans son mot d’ouverture, Kirikughundi Hekima a surpris l’assistance en s’exprimant en anglais, un choix volontairement pédagogique destiné à encourager les finalistes à accorder plus d’importance à cette langue internationale devenue incontournable dans les études supérieures et dans le monde professionnel. Ce geste a été perçu comme un signal fort en faveur du renforcement des compétences linguistiques des élèves, dans un système éducatif en pleine mutation.
Le sous-PROVED de Kyondo, Kahindo Kiyora Lwanga, a pour sa part salué la prise en charge des frais de participation par le gouvernement congolais, une mesure qui, selon lui, soulage les parents et garantit une plus grande équité dans l’accès aux épreuves nationales. Il a exhorté les candidats à fournir des efforts soutenus et à aborder les épreuves avec discipline et confiance, soulignant que ces examens constituent une étape décisive dans leur parcours académique.
De son côté, l’inspecteur chef de pool secondaire, Kaparayi Wasikyolo Dismas, a annoncé plusieurs innovations majeures dans le système de correction, notamment la numérisation progressive des copies. Il a expliqué qu’un centre de scannage est déjà opérationnel à Butembo, d’où les copies sont acheminées vers Kinshasa pour une correction centralisée. Selon lui, cette réforme vise à réduire les délais de publication des résultats, avec la possibilité, dans certaines provinces, de rendre les résultats disponibles parfois une semaine seulement après la fin des épreuves.
Au niveau national, la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté a procédé au lancement officiel de ces épreuves depuis Lubumbashi, marquant ainsi le début d’une session à grande échelle. Cette édition mobilise plus de 1 082 742 candidats, dont 44,6 % de filles, répartis dans 3 267 centres à travers le pays, ainsi que dans plusieurs centres à l’étranger, témoignant de l’ampleur et de l’organisation du système éducatif congolais.
Dans un contexte local particulièrement sensible, la population de Kyondo se retrouve ainsi partagée entre la vigilance sanitaire imposée par la présence d’Ebola et la concentration des élèves engagés dans ces épreuves nationales décisives pour leur avenir. Cette cohabitation entre urgence sanitaire et enjeu éducatif illustre la résilience d’une communauté déterminée à poursuivre ses activités malgré les défis.