Démission de Bahati Lukwebo : Une décision qualifiée de courageuse, mais qui divise la classe politique congolaise

Démission de Bahati Lukwebo : Une décision qualifiée de courageuse, mais qui divise la classe politique congolaise

La démission de Modeste Bahati Lukwebo divise la classe politique congolaise, entre soutien de l’AFDC/A qui y voit un acte courageux et critique de l’opposition qui dénonce des tensions liées au débat sur la révision constitutionnelle.

Y

Yassin K.

55 1

La démission du 2ᵉ vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, continue de susciter de vives réactions dans la classe politique congolaise. À Butembo, la fédération urbaine de l’AFDC/A salue une décision jugée « courageuse et volontaire », tandis que l’opposition y voit le signe d’un climat politique tendu autour du débat sur la révision constitutionnelle.

Selon Guillaume Mayani, président urbain de l’AFDC/A à Butembo, cette démission ne remet pas en cause l’appartenance politique de Bahati Lukwebo à l’Union sacrée pour la nation.

« La démission de Bahati Lukwebo est un acte courageux et volontaire. Cela ne signifie pas qu’il quitte l’Union sacrée. L’autorité morale de l’AFDC/A reste membre loyal au Président de la République », a-t-il affirmé.

De son côté, le parti ECIDE de Martin Fayulu adopte une lecture critique de cette décision. Pour ce courant politique, cet acte révèle des tensions profondes au sein de la majorité.

« Cette démission prouve qu’il y a une forme de pression politique qui s’installe dans le pays. Le fait de ne pas partager l’avis du Chef de l’État sur la révision constitutionnelle ne devrait pas être sanctionné », a déclaré Achile Mbundu, cadre du parti.

L’opposition estime également que le contexte sécuritaire actuel du pays ne se prête pas à un débat institutionnel sur la modification de la Constitution.

Cette démission intervient alors qu’une pétition avait été initiée contre Bahati Lukwebo, suite à ses critiques sur le projet de changement de Constitution. Pour l’ancien vice-président du Sénat, le problème majeur de la République démocratique du Congo réside davantage dans les hommes que dans les textes.

Par Moise NDUNGO

Tags : # Actualité

Articles similaires