BUTEMBO : l’intersyndicale des enseignants dresse un bilan sombre et conditionne la rentrée 2026-2027 par l’amélioration de leurs conditions socio-professionnelles

BUTEMBO : l’intersyndicale des enseignants dresse un bilan sombre et conditionne la rentrée 2026-2027 par l’amélioration de leurs conditions socio-professionnelles

Les syndicats du Nord-Kivu 2 durcissent le ton après une évaluation jugée décevante des engagements gouvernementaux

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Ghislain Lukambo

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La salle de réunion ayant accueilli ce samedi 27 juin 2026 l’intersyndicale des syndicats des enseignants du Nord-Kivu 2 a été le théâtre d’un constat sans complaisance sur la situation du secteur éducatif provincial. Réunis en assemblée évaluative, les délégués venus de différentes sous-divisions scolaires ont dressé un bilan qu’ils qualifient de préoccupant quant à l’exécution des engagements du gouvernement congolais en faveur des enseignants.

Dans une atmosphère marquée par des échanges francs, les représentants syndicaux ont estimé que les avancées enregistrées restent insuffisantes face aux nombreuses revendications encore non satisfaites. Toutefois, une note d’encouragement a été exprimée concernant certains efforts partiels, notamment le paiement de quelques agents du secteur éducatif.

Un syndicaliste présent à la rencontre a résumé le climat général en ces termes :

« Nous rappelons que l’enseignant est au cœur de la formation de la nation. Pourtant, dans les faits, il reste parmi les agents de l’État les plus fragilisés. Les arriérés de salaires persistent dans certaines provinces, les primes sont irrégulières, et les mécanismes de paie continuent de créer des injustices entre les personnels. Comment peut-on demander à un enseignant de produire une éducation de qualité lorsqu’il vit lui-même dans une précarité presque permanente ? »

Dans le même esprit, une autre voix syndicale a tenu à nuancer le tableau tout en reconnaissant un geste gouvernemental jugé encourageant :

« Nous ne contestons pas les efforts annoncés par les autorités, mais nous constatons un écart profond entre les décisions prises au sommet et leur application sur le terrain. Cet écart alimente un sentiment d’abandon au sein du corps enseignant. Les promesses de revalorisation salariale, de mécanisation des nouvelles unités et d’amélioration des conditions sociales avancent trop lentement par rapport à l’urgence de la situation. »

Au-delà de ce constat mitigé, l’intersyndicale a posé plusieurs préalables qu’elle juge indispensables pour garantir une rentrée scolaire 2026-2027 apaisée. Les enseignants conditionnent notamment la reprise normale des cours à une amélioration significative de leurs conditions socioprofessionnelles.

Une réunion décisive est annoncée pour le mois d’août prochain. Elle devra statuer sur l’évolution des engagements gouvernementaux et pourrait déboucher sur des décisions fortes, y compris une éventuelle perturbation de la rentrée scolaire si les revendications ne trouvent pas de réponses concrètes.

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