À Butembo, la célébration de la Journée mondiale de l’hygiène des mains a été marquée par un appel pressant des professionnels de santé à renforcer les habitudes de lavage des mains, considérées comme un pilier fondamental de la prévention des maladies.
Dans un contexte où les populations ont progressivement abandonné certaines mesures d’hygiène adoptées lors des récentes épidémies, les experts tirent la sonnette d’alarme. Pour eux, ce relâchement constitue un risque réel de recrudescence des maladies infectieuses, notamment celles liées à l’insalubrité et aux mains contaminées.
Le chef des travaux Paluku Kasomo Junior, spécialiste en santé publique à l’Université Catholique du Graben, déplore cette situation qu’il juge préoccupante. Selon lui, les efforts consentis pendant les périodes de crise sanitaire semblent aujourd’hui s’effriter dans les habitudes quotidiennes.
« Le lavage des mains est un geste simple qui change tout en matière de prévention », a-t-il affirmé, insistant sur le fait que cette pratique demeure l’un des moyens les plus accessibles et efficaces pour limiter la propagation des germes.
Au-delà de ce constat, l’expert rappelle les moments clés où le lavage des mains doit être systématique, notamment avant de manger, après être allé aux toilettes, après avoir manipulé des objets potentiellement contaminés ou encore après avoir été en contact avec des personnes malades.
Dans ses recommandations, Paluku Kasomo Junior met un accent particulier sur l’utilisation du savon et de l’eau, qu’il considère comme la meilleure combinaison pour éliminer les agents pathogènes.
« Le savon reste l’une des barrières les plus efficaces contre les maladies des mains sales », a-t-il ajouté, précisant que le lavage à l’eau doit être privilégié chaque fois que cela est possible, plutôt que le recours exclusif au gel hydroalcoolique.
Les professionnels de santé présents à cette occasion ont également insisté sur la nécessité de renforcer la sensibilisation communautaire, en particulier dans les milieux scolaires et les zones à forte densité de population. Ils estiment que l’éducation à l’hygiène doit être continue et intégrée dans les comportements dès le plus jeune âge.
Alors que les défis sanitaires restent nombreux dans la région de Nord-Kivu, ce rappel intervient comme un message fort : les solutions les plus simples sont parfois les plus efficaces. Le lavage des mains, geste quotidien et accessible à tous, demeure une arme essentielle dans la lutte contre les maladies et pour la protection de la santé publique.