À Butembo, Maître Muhindo Wasivimwa, coordonnateur du Réseau pour les Droits de l’Homme (REHDO), a réaffirmé que la torture constitue une infraction grave punie par la législation congolaise et par les instruments juridiques internationaux ratifiés par le pays.
Selon lui, la torture se définit comme toute souffrance physique ou psychologique infligée volontairement à une personne, dans le but de lui extorquer des aveux, de la punir ou de l’intimider. Une pratique qu’il qualifie de violation grave des droits fondamentaux de la personne humaine.
« La torture est toute forme de souffrance physique ou psychologique infligée intentionnellement à une personne dans le but de la faire souffrir, de lui arracher des aveux ou de l’intimider. C’est une infraction grave, imprescriptible, et interdite par la loi congolaise ainsi que par les conventions internationales ratifiées par notre pays », a déclaré Maître Muhindo Wasivimwa.
Le défenseur des droits humains affirme que des cas de torture sont encore régulièrement documentés dans certaines zones, notamment à Butembo et dans des territoires affectés par l’activisme des groupes armés, où des victimes seraient soumises à des traitements inhumains et dégradants.
Face à cette situation, il appelle les victimes ainsi que les témoins à dénoncer ces pratiques auprès des services compétents afin de permettre l’ouverture d’enquêtes et la poursuite des auteurs.
« Toute personne victime ou témoin d’actes de torture doit les dénoncer auprès des autorités compétentes. Cela permet de documenter ces cas, d’engager des poursuites judiciaires et de lutter efficacement contre ce phénomène. Le silence ne fait que renforcer l’impunité », a-t-il insisté.
Maître Muhindo Wasivimwa salue toutefois une amélioration progressive des conditions de détention dans certains cachots de la ville de Butembo, estimant que des avancées ont été enregistrées par rapport à la période comprise entre 2010 et 2020, même si des efforts restent nécessaires.
« Nous reconnaissons qu’il y a eu une amélioration des conditions de détention dans certains lieux de privation de liberté à Butembo. Comparativement aux années passées, la situation s’est relativement améliorée. Toutefois, il reste encore beaucoup à faire pour éradiquer totalement les pratiques de torture », a-t-il ajouté.
Instituée par les Nations Unies, la Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture vise à rappeler l’interdiction absolue de cette pratique, à soutenir les victimes et à encourager les États à prévenir, enquêter et sanctionner tous les actes de torture.
Dans la ville de Butembo, cette commémoration relance le débat sur le respect des droits humains et la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle et de prévention contre les abus.