Butembo : des activistes des droits humains, formés par JEDHO sur la protection des victimes de crimes graves

Butembo : des activistes des droits humains, formés par JEDHO sur la protection des victimes de crimes graves

Le JEDHO en partenariat avec FONAREV et BCNUDH, renforcent les capacités des défenseurs des droits humains dans un contexte marqué par l’insécurité persistante à Beni et Lubero

G

Ghislain Lukambo

37 0

Pour renforcer la protection des victimes et des témoins de crimes graves, y compris les violences sexuelles liées aux conflits, c’est l’objectif de l’atelier de coaching organisé mardi 16 juin 2026 à Butembo, par l’organisation Juristes Engagés pour la défense des droits de l’homme (JEDHO).

La session a réuni plusieurs activistes des droits humains de la ville dans la salle des réunions des Sœurs Orantes de Kasongomi. Pendant une journée, les participants ont été outillés sur les mécanismes de protection des victimes et des témoins, ainsi que sur le monitoring des cas de violation des droits humains.

Plusieurs thématiques liées aux droits humains ont été développées au cours de la formation. Invité à l’activité, le président du Tribunal militaire de garnison de Butembo-Lubero a dressé un tableau peu luisant des violences sexuelles dans le territoire de Lubero. Les militaires sont massivement cités dans ces crimes, a-t-il fait savoir.

Au-delà du cadre légal, les formateurs de JEDHO ont mis l’accent sur les techniques de monitoring des violations des droits humains. Les activistes participants ont été coachés sur la collecte sécurisée des informations, la préservation des preuves et les mesures de protection à mettre en place; pour éviter les représailles contre les victimes et les témoins.

« Former les défenseurs des droits humains de première ligne est essentiel. Ce sont eux qui sont en contact direct avec les victimes sur le terrain. Ils doivent maîtriser les standards de protection et les outils de documentation pour que les auteurs de ces crimes répondent de leurs actes », a souligné Maître January SIBAMUTAKI, chargé des monitoring au sein du JEDHO.

Sachez que cette activité intervient dans un contexte où les territoires de Beni et Lubero restent affectés par des violences armées, avec un impact direct sur les civils. Le renforcement des capacités des activistes locaux vise à améliorer la réponse communautaire et judiciaire face aux crimes graves commis dans la région.

Tags : # Actualité

Articles similaires