Beni : Maître David Wambale plaide pour un dialogue inclusif appuyé par la justice afin de restaurer une paix durable dans l'Est de la RDC

Beni : Maître David Wambale plaide pour un dialogue inclusif appuyé par la justice afin de restaurer une paix durable dans l'Est de la RDC

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Ghislain Lukambo

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Le dialogue reste, selon plusieurs acteurs de la société civile et du monde judiciaire, la meilleure option pour mettre fin aux conflits qui déchirent l'Est de la République démocratique du Congo. À Beni, Maître David Wambale estime que les différentes initiatives diplomatiques en cours constituent une opportunité à saisir pour favoriser une sortie durable de la crise sécuritaire. Il appelle toutefois à ce que cette quête de la paix soit accompagnée d'une véritable justice en faveur des victimes.

S'exprimant ce jeudi 30 juillet à Beni, Maître David Wambale a affirmé que les processus de dialogue engagés, notamment dans le cadre des initiatives de Doha et de Bujumbura, méritent le soutien de toutes les parties prenantes. Selon lui, ces cadres offrent aux Congolais une occasion de privilégier les échanges plutôt que les affrontements, afin d'aboutir à un consensus capable de ramener la stabilité dans les provinces de l'Est, durement éprouvées par des années de violences armées.

L'homme de droit souligne cependant que le dialogue, à lui seul, ne suffira pas à garantir une paix durable. Il estime que la justice doit accompagner chaque étape du processus afin de lutter contre l'impunité. Pour lui, les auteurs des massacres, des violations des droits humains et des autres crimes graves commis contre les populations civiles doivent répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes, condition indispensable pour restaurer la confiance des communautés.

« Le dialogue est aujourd'hui une nécessité. Les initiatives de Doha et de Bujumbura doivent être encouragées, car elles offrent aux Congolais un espace pour se parler, s'écouter et rechercher ensemble des solutions à la crise. Une paix durable ne peut être obtenue que si toutes les parties privilégient la concertation plutôt que la violence. », a déclaré Maître David Wambale.

Au-delà des poursuites judiciaires, Maître David Wambale insiste sur la réparation des préjudices subis par les populations affectées par les conflits. Il exhorte le gouvernement congolais à rendre pleinement opérationnels le Fonds national de réparation des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des victimes de crimes contre la paix et la sécurité de l'humanité (FONAREV) ainsi que le Fonds spécial de réparation et d'indemnisation des victimes des activités illicites de l'Ouganda en RDC (FRIVAO). Selon lui, ces mécanismes doivent permettre d'apporter une assistance concrète aux victimes et de contribuer à leur réinsertion.

« Il ne peut y avoir de réconciliation véritable sans justice ni réparation. Les auteurs des crimes doivent être sanctionnés conformément à la loi, tandis que les victimes doivent bénéficier d'une prise en charge effective. Le gouvernement doit accélérer la mise en œuvre du FONAREV et du FRIVAO afin que les personnes touchées par les conflits retrouvent leur dignité et puissent reconstruire leur vie. », a-t-il plaidé.

Cette prise de position intervient alors que les initiatives régionales et internationales visant à restaurer la paix dans l'Est de la RDC se poursuivent. De nombreux observateurs estiment que le succès de ces processus dépendra non seulement de la volonté politique des différents acteurs, mais aussi de la capacité de l'État à garantir la justice, lutter contre l'impunité et répondre aux attentes des milliers de victimes des conflits armés.

Dossier de Faraja Katho depuis Beni

Tags : # Actualité # Nord-Kivu # RDC

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