La célébration de la Journée internationale de la jeunesse ne se déroulera finalement pas comme prévu à Beni ce mercredi 12 août. Le Conseil urbain de la jeunesse annonce le report des activités initialement programmées, invoquant les mesures barrières mises en place dans le cadre de la lutte contre la maladie à virus Ebola. Une décision qui intervient dans un contexte particulièrement sensible, marqué à la fois par les préoccupations sanitaires et par plusieurs dossiers qui suscitent des réactions au sein de la jeunesse de Beni.
Dans un communiqué publié mardi, le Conseil urbain de la jeunesse indique avoir pris en compte les mesures de prévention liées à l’épidémie d’Ebola. La structure entend ainsi éviter l’organisation de rassemblements susceptibles de favoriser la propagation de la maladie, tout en appelant les jeunes à respecter les recommandations des autorités sanitaires. Le report ne signifie toutefois pas l’abandon de cette journée, mais plutôt une adaptation des activités au contexte sanitaire actuel.
Sur un autre registre, le Conseil urbain de la jeunesse condamne fermement la profanation de la tombe de l’artiste musicien Delcat Idengo. La structure juvénile demande aux autorités compétentes d’ouvrir rapidement une enquête afin d’établir les circonstances de cet acte et d’en identifier les responsables. Pour le Conseil, la tombe d’une personne décédée doit demeurer un lieu de respect et de dignité, indépendamment des divergences ou controverses qui peuvent entourer son parcours.
« Nous condamnons avec fermeté la profanation de la tombe de l’artiste musicien Delcat Idengo. Un tel acte ne peut pas être banalisé, car il touche à la dignité du défunt et à la mémoire de sa famille. Nous demandons donc aux autorités compétentes de diligenter une enquête sérieuse et urgente afin que toute la lumière soit faite sur ce qui s’est passé et que les personnes qui seraient impliquées puissent répondre de leurs actes devant la justice », explique Joël Kabunga, porte-parole du Conseil urbain de la jeunesse de Beni, au micro de Faraja Katho.
La situation de Clovis Mutsuva figure également parmi les préoccupations exprimées par cette structure de jeunesse. Tout en réaffirmant son intérêt pour le dossier, le Conseil urbain de la jeunesse de Beni appelle à éviter toute initiative susceptible d’aggraver les tensions. Il privilégie plutôt la voie du plaidoyer auprès des institutions compétentes afin d’obtenir sa libération et de garantir sa prise en charge médicale.
« Concernant le cas de Clovis Mutsuva, nous appelons les jeunes et l’ensemble de la population au calme. Nous estimons que le plaidoyer institutionnel reste la meilleure voie pour faire avancer ce dossier. Notre souhait est qu’une solution soit trouvée rapidement, notamment en ce qui concerne sa libération et sa prise en charge médicale. Nous devons éviter les actions qui pourraient provoquer davantage de tensions et privilégier le dialogue avec les institutions habilitées à apporter une réponse à cette situation », précise Joël Kabunga, porte-parole du Conseil urbain de la jeunesse de Beni, au micro de Faraja Katho.
À travers ces différentes prises de position, le Conseil urbain de la jeunesse de Beni appelle ainsi les jeunes à faire preuve de responsabilité dans un contexte marqué par plusieurs défis. Entre la lutte contre Ebola, les questions liées à la justice et les préoccupations sociales, la structure entend privilégier la mobilisation responsable, le respect des mesures sanitaires et le recours aux mécanismes institutionnels.
La célébration de la Journée internationale de la jeunesse reste donc reportée à une date ultérieure, en attendant une évolution favorable de la situation sanitaire et les orientations des autorités compétentes.
Faraja Katho, pour RTEE Kivu.