Une cinquantaine d'agriculteurs venus de la ville de Beni et des localités environnantes ont pris part, mardi 16 juin, à une séance de dialogue avec les responsables du Parc National des Virunga. La rencontre, organisée à l'initiative de l'organisation Badilika et de la Société Coopérative Mukulima Na Haki Yake, avait pour objectif de renforcer le dialogue, la compréhension mutuelle et la recherche de solutions concertées aux difficultés qui caractérisent les relations entre les communautés riveraines et cette aire protégée.
Au cours des échanges, les participants ont abordé plusieurs préoccupations liées à la cohabitation entre les populations et le parc, notamment les conflits récurrents autour de l'accès aux terres agricoles, les incursions d'animaux sauvages dans les champs, les restrictions imposées dans certaines zones ainsi que les enjeux de conservation de la biodiversité.
Les agriculteurs ont exprimé leurs préoccupations face aux conséquences économiques et sociales de certaines mesures de protection du parc, estimant que la pression foncière et l'insuffisance des terres cultivables accentuent les tensions entre les communautés et l'aire protégée. Ils ont plaidé pour une approche plus inclusive prenant davantage en compte les réalités des populations riveraines.
De leur côté, les responsables du Parc National des Virunga ont réaffirmé leur engagement en faveur d'une gestion participative des ressources naturelles et de la préservation de cet écosystème, tout en reconnaissant la nécessité de maintenir un dialogue permanent avec les communautés locales afin de prévenir les incompréhensions et de promouvoir une coexistence pacifique.
Pour les organisateurs, cette initiative constitue un cadre d'échange essentiel pour rapprocher les points de vue et favoriser l'émergence de solutions durables aux défis de la cohabitation entre les populations riveraines et le Parc National des Virunga. Ils estiment qu'un dialogue franc et régulier demeure indispensable pour concilier les impératifs de conservation de la nature et les besoins socio-économiques des communautés locales.
Faraja Katho, depuis Beni ville.