Vingt journalistes de la ville et du territoire de Beni participent depuis ce mercredi à un atelier consacré au journalisme de paix, à la cohésion sociale et à la lutte contre la désinformation. Cette formation est organisée par Great Lakes Human Rights Program, en partenariat avec l’Union nationale de la presse du Congo, UNPC Beni.
Pour cette première journée, les participants ont été notamment sensibilisés aux principes du journalisme de paix, particulièrement dans un contexte marqué par les conflits armés, la circulation des rumeurs et la désinformation. D’autres thématiques portant sur la responsabilité des médias et leur rôle dans la promotion de la cohésion sociale sont également au programme de cet atelier.
Le président de l’UNPC Beni, Mustapha Mulonda, appelle les professionnels des médias à davantage de prudence dans la collecte, le traitement et la diffusion des informations, surtout en période de conflit. Il insiste également sur la responsabilité des journalistes vis-à-vis du public et remercie les auditeurs pour la confiance accordée aux médias professionnels. Il s’exprime au micro de Faraja Katho :
« En cette période où notre société est confrontée à beaucoup de défis, notamment les conflits, les rumeurs et la désinformation, le journaliste doit être beaucoup plus prudent et responsable. Nous devons vérifier les informations avant de les diffuser, éviter de contribuer à la propagation des rumeurs et surtout comprendre que chaque information peut avoir des conséquences sur la communauté. Le journalisme de paix nous rappelle que nous avons aussi un rôle important à jouer dans la cohésion sociale. Nous remercions également nos auditeurs pour la confiance qu’ils continuent d’accorder aux professionnels des médias. Cette confiance nous oblige à travailler davantage avec responsabilité, rigueur et professionnalisme, » Mustapha Mulonda, président de l’UNPC Beni.
Cet atelier se poursuit avec d’autres échanges consacrés au rôle des médias dans la prévention des tensions et la consolidation de la cohésion sociale. Les organisateurs espèrent ainsi renforcer les capacités des journalistes afin qu’ils puissent mieux exercer leur métier dans un environnement marqué par les crises et la circulation rapide des fausses informations.
Faraja Katho depuis Beni