Walungu : « Les populations de Burhale vivent dans la peur », alerte Joseph Babwine

Walungu : « Les populations de Burhale vivent dans la peur », alerte Joseph Babwine

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Ghislain Lukambo

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La situation sécuritaire demeure préoccupante dans le groupement de Burhale, en territoire de Walungu, où plusieurs villages font face à des cas récurrents de pillages, de violences et de tortures visant des civils. La société civile locale appelle les autorités à renforcer d’urgence la protection de la population, particulièrement sur l’axe Njove-Muraza. La persistance des actes de violence continue d’alimenter l’inquiétude au sein des populations du groupement de Burhale.

Dans plusieurs villages, les habitants seraient régulièrement confrontés à des incursions et à des actes de violence qui affectent leur sécurité et leurs activités quotidiennes. La situation est particulièrement préoccupante sur l’axe Njove-Muraza, présenté par la société civile locale comme l’un des secteurs nécessitant une attention sécuritaire urgente. Les populations civiles y vivraient dans un climat de peur, avec des conséquences sur la circulation des personnes, les activités économiques et la vie sociale.

Face à cette situation, la société civile de Burhale appelle les autorités compétentes à prendre des mesures urgentes pour renforcer la présence sécuritaire dans les zones affectées et prévenir de nouvelles exactions contre les civils.

« La situation sécuritaire reste vraiment préoccupante dans notre groupement de Burhale. Dans plusieurs villages, la population continue de faire face à des cas de pillages, de violences et même de tortures. Les habitants vivent dans la peur et certains ont du mal à vaquer normalement à leurs activités. Nous demandons donc aux autorités de renforcer rapidement la sécurité dans les zones qui sont devenues particulièrement vulnérables, notamment sur l’axe Njove-Muraza, afin de protéger les civils et leurs biens; » Ces propos sont de Joseph Babwine, président de la société civile du groupement de Burhale, recueillis par Eugide Abalawi pour la RTEE Kivu.

Pour cette structure citoyenne, la protection des populations doit constituer une priorité face à la répétition des incidents sécuritaires. Elle estime que le renforcement des dispositifs de sécurité permettrait non seulement de prévenir les violences, mais aussi de rassurer les habitants et de favoriser la reprise normale des activités dans les villages touchés.

La société civile appelle également les autorités à accorder une attention particulière aux axes de desserte qui relient les différents villages du groupement. L’insécurité sur ces routes constitue, selon elle, une source supplémentaire d’inquiétude pour les populations qui doivent se déplacer pour accéder aux marchés, aux centres de santé ou à d’autres services essentiels.

Joseph Babwine insiste ainsi sur la nécessité d’une réponse sécuritaire durable et non limitée à des interventions ponctuelles. Il estime que les populations ont besoin de garanties concrètes pour pouvoir vivre et travailler sans craindre de nouvelles violences.

« Nous demandons aux autorités de ne pas considérer ces alertes comme de simples dénonciations. Il y a des personnes qui souffrent et qui voient leurs biens pillés, tandis que d’autres sont victimes de violences et de tortures. Il faut donc une présence sécuritaire suffisamment forte dans les villages concernés, surtout sur l’axe Njove-Muraza. Nous demandons également que les autorités suivent de près la situation afin que les responsables de ces actes puissent être identifiés et que la population puisse retrouver sa tranquillité; » Joseph Babwine, président de la société civile de Burhale, s’exprimait ainsi au micro d’Eugide Abalawi pour la RTEE Kivu.

La société civile locale réitère ainsi son appel à une intervention rapide des autorités sécuritaires et administratives afin de mettre un terme aux actes de violence rapportés dans plusieurs villages du groupement de Burhale.

Dans ce contexte marqué par la persistance des inquiétudes, les habitants espèrent une réponse permettant de restaurer la confiance et la sécurité sur les différents axes, particulièrement entre Njove et Muraza, où la société civile demande un renforcement urgent de la protection des civils.

Tags : # Actualité # RDC # Sud-Kivu

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