Le chef du sous-groupement d’Ibona, dans le territoire de Walungu au Sud-Kivu, appelle les habitants à privilégier le dialogue et la médiation pour résoudre leurs différends et préserver la cohésion sociale. Kulondwa Cigangu s’inquiète notamment du recours à la justice ou à des personnes armées pour régler certains conflits communautaires.
Selon cette autorité locale, plusieurs différends opposant les habitants concernent notamment les limites des parcelles ainsi que des accusations liées à la sorcellerie. Des situations qui, selon lui, peuvent dégénérer lorsqu’elles sont traitées en dehors des mécanismes communautaires de règlement des conflits.
Il recommande aux familles concernées de privilégier les rencontres et la médiation, en associant les chefs de villages, les sages ainsi que les serviteurs de Dieu.
Kulondwa Cigangu estime que le recours au dialogue permettrait de prévenir l’escalade des tensions et de renforcer la paix entre les membres de la communauté. Il appelle ainsi les habitants d’Ibona à éviter toute forme de violence et à privilégier les mécanismes pacifiques pour résoudre leurs différends.
« Nous devons privilégier le dialogue et la médiation. Lorsqu’il y a un problème entre les familles, notamment concernant les limites des parcelles ou des accusations de sorcellerie, il faut se rencontrer et associer les chefs de villages, les sages et les serviteurs de Dieu pour trouver une solution pacifique », recommande Kulondwa Cigangu.
Eugide Abalawi, depuis le Sud-Kivu