Vie chère au Nord-Kivu : l’ingénieure Masika Maghulu Arlette interpelle le pouvoir

Vie chère au Nord-Kivu : l’ingénieure Masika Maghulu Arlette interpelle le pouvoir

La flambée des prix à Beni, Butembo et Kasindi pousse une actrice politique à réclamer des mesures urgentes

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Ghislain Lukambo

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La pression économique devient chaque jour plus lourde pour les ménages du Nord-Kivu. Entre la hausse continue des prix des produits de première nécessité et les plaintes récurrentes sur la surtaxation à la frontière de Kasindi, la grogne sociale monte dans cette région fortement dépendante des échanges commerciaux avec l’Ouganda. Face à cette situation jugée alarmante, l’ingénieure MASIKA MAGHULU ARLETTE est montée au créneau ce lundi 27 avril 2026 à Butembo pour interpeller directement le Président de la République.

Devant plusieurs professionnels des médias, cette actrice politique a dressé un tableau sombre de la situation économique vécue par les habitants de Beni, Butembo et Kasindi. Selon elle, la vie quotidienne devient insoutenable pour des milliers de familles contraintes de revoir leurs dépenses de base.
« Excellence Monsieur le Président de la République, notre population souffre énormément. Aujourd’hui à Kasindi, à Beni et à Butembo, les mamans ne savent plus comment nourrir leurs enfants. Le prix du haricot, du riz, de la farine, du ciment et d’autres produits essentiels augmente chaque semaine. Nous demandons que les taxes injustifiées soient revues, car ce n’est pas normal que la population paie le prix de décisions administratives qui l’écrasent davantage. »

Au centre des critiques : les nombreuses taxes perçues à la frontière de Kasindi. Selon plusieurs opérateurs économiques, les charges imposées aux importateurs pèsent directement sur les prix pratiqués dans les marchés locaux. Une réalité qui réduit considérablement le pouvoir d’achat de la population.

MASIKA MAGHULU ARLETTE estime que la situation exige une intervention immédiate des autorités compétentes afin de stopper cette spirale inflationniste.
« Nous voulons un commerce qui aide la population à vivre, pas un système qui l’appauvrit. Les opérateurs économiques paient trop à la frontière, et ces charges sont automatiquement transférées au consommateur final. Résultat : les familles vivent dans la misère pendant que les marchés deviennent inaccessibles. Il faut agir maintenant avant que la situation ne devienne incontrôlable. »

Elle appelle notamment à une révision de la fiscalité appliquée aux importations, à une meilleure régulation des marchés ainsi qu’au respect strict des dispositions constitutionnelles relatives au droit à l’alimentation, à la santé et à la liberté du commerce. Dans cette partie du pays, où l’activité économique repose en grande partie sur les échanges transfrontaliers, la question du coût de la vie demeure plus que jamais centrale.

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