La tension politique demeure vive en République démocratique du Congo au lendemain de la manifestation organisée à Kinshasa par la coalition de l’opposition C64. L’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé), parti dirigé par Martin Fayulu, dénonce ce qu’il qualifie de répression sanglante contre ses militants.
Dans une déclaration relayée ce samedi, le député national honoraire Jean-Baptiste Muhindo Kasekwa a condamné l’intervention des services de sécurité lors de cette mobilisation. Selon lui, les forces de l’ordre auraient fait usage de gaz lacrymogènes et de balles réelles pour disperser les manifestants.
« Nous condamnons l’usage excessif de la force qui a caractérisé l’encadrement de cette manifestation politique. »
L’ECiDé accuse également certains militants de la Force du Progrès, structure affiliée à l’UDPS, d’avoir participé aux violences enregistrées autour du siège du parti. D’après Jean-Baptiste Muhindo Kasekwa, ces incidents auraient coûté la vie à deux militants de l’opposition.
Le parti affirme en outre que son président, Martin Fayulu, aurait été blessé au cours des affrontements survenus lors de cette journée de mobilisation.
Malgré ces événements, la coalition C64 annonce sa détermination à poursuivre ses actions politiques. Ses responsables affirment vouloir maintenir la pression contre toute initiative visant, selon eux, à modifier ou réviser la Constitution congolaise.
« Malgré les violences enregistrées, la mobilisation populaire va se poursuivre afin de défendre les principes démocratiques et constitutionnels du pays. »
De son côté, le gouvernement congolais a condamné les violences observées lors de cette manifestation et réitéré son appel au respect de l’ordre public ainsi qu’au dialogue politique.
Avec Muhindo Degusto