La rentrée scolaire 2026-2027 a été effective ce mardi 1er septembre dans plusieurs établissements publics et privés de Kamaniola, dans le Sud-Kivu. Si la majorité des enseignants ont répondu présents, les salles de classe ont enregistré une faible affluence des élèves au cours de cette première journée.
Cette reprise timide intervient dans un contexte socio-économique difficile pour de nombreux ménages. Certains parents éprouvent des difficultés à réunir les moyens nécessaires pour assurer la rentrée de leurs enfants, notamment l’achat des cahiers, des uniformes et d’autres fournitures scolaires. Cette situation fait craindre des retards dans les apprentissages, voire l’abandon scolaire pour les enfants issus des familles les plus vulnérables.
Molike Doso, préfet des études de l’Institut Kasheni, appelle les parents à ne pas renoncer à la scolarisation de leurs enfants et plaide pour un accompagnement accru des ménages en difficulté. Il a été joint au téléphone par Eugide Abalawi, notre correspondant dans la région :
« La rentrée est effectivement lancée dans notre établissement, les enseignants sont présents et nous avons commencé à organiser les activités pédagogiques. Mais nous constatons que beaucoup d’élèves ne sont pas encore arrivés. Les difficultés économiques que connaissent plusieurs familles constituent l’une des raisons de cette faible présence. Certains parents n’ont pas encore pu acheter les cahiers, les uniformes et les autres fournitures nécessaires. Nous comprenons leurs difficultés, mais nous devons également penser à l’avenir de ces enfants. Nous encourageons les parents à faire tout leur possible pour que les enfants puissent rejoindre l’école progressivement et nous demandons aussi aux autorités et aux personnes de bonne volonté d’apporter un soutien aux familles qui sont réellement dans le besoin. Il ne faudrait pas que les difficultés économiques d’aujourd’hui deviennent une cause d’abandon scolaire et compromettent l’avenir de nos enfants. »
Les responsables éducatifs et les acteurs communautaires encouragent ainsi une mobilisation en faveur des familles vulnérables, afin de favoriser une reprise effective des cours. À Kamaniola, l’enjeu reste désormais de renforcer la présence des élèves dans les prochains jours et d’éviter que les difficultés économiques ne se transforment en obstacle durable à leur scolarité.
Egide Abalawi depuis le Sud-Kivu