Au moins quatre personnes ont été tuées et 28 ménages attaqués dans le groupement de Mudusa, territoire de Kabare, au Sud-Kivu, entre le 9 août et le 3 septembre 2026. La société civile Forces vives locales, qui dresse ce bilan, alerte sur la recrudescence des attaques attribuées à des hommes armés non identifiés et appelle les autorités à renforcer urgemment la sécurité.
Selon François Mubalama, président de la société civile, sous-noyau de Mudusa, plusieurs familles ont été prises pour cible au cours de cette période. Les attaques auraient notamment visé des habitations et des biens de la population, alimentant un climat de peur et d’insécurité dans cette partie du territoire de Kabare.
La société civile locale se dit préoccupée par la répétition de ces incidents et estime que la situation nécessite une réponse rapide des autorités compétentes. Elle demande notamment le renforcement des dispositifs sécuritaires dans les zones considérées comme vulnérables, afin de prévenir de nouvelles attaques et de rassurer les habitants.
François Mubalama appelle également les autorités à prendre des mesures permettant de protéger les populations civiles et leurs biens, tout en créant les conditions nécessaires au rétablissement durable de la paix dans le groupement de Mudusa.
« Nous demandons aux autorités de renforcer urgemment la sécurité dans notre milieu, parce que la population vit dans la peur. Il faut protéger les personnes et leurs biens et prendre des mesures concrètes pour que la paix puisse revenir dans cette partie du territoire de Kabare », déclare François Mubalama, président de la société civile sous-noyau de Mudusa.
Ces nouvelles alertes interviennent alors que plusieurs territoires du Sud-Kivu restent confrontés à des problèmes d’insécurité et à la circulation d’hommes armés. La société civile appelle ainsi à une action rapide des autorités pour éviter une aggravation de la situation.
Egide Abalawi depuis le Sud-Kivu