Des centaines de ménages ont fui les violences dans le groupement de Ziralo, abandonnant derrière eux biens et moyens de subsistance.
Selon des sources locales concordantes, plusieurs familles déplacées ont trouvé refuge dans différentes zones voisines, notamment dans l’aire de santé de Hombo Sud, située dans la zone de santé de Bunyakiri.
« Les déplacés arrivent en masse, souvent sans rien. Ils sont accueillis par des familles déjà vulnérables », confie un acteur local.
D’autres vagues ont été signalées dans les aires de santé de Mandje à Hombo-Est, ainsi qu’à Hombo Nord, en zone de santé d’Itebero, dans le territoire de Walikale au Nord-Kivu. À ce stade, aucun dénombrement officiel n’a encore été effectué, rendant difficile l’évaluation précise de l’ampleur de la crise.
Sur le terrain, les conditions de vie des déplacés sont jugées alarmantes. Hébergés dans des écoles ou chez des familles d’accueil, ces derniers manquent de tout.
« Les besoins sont énormes : nourriture, soins médicaux, abris et articles ménagers essentiels. Sans une intervention rapide, la situation risque de devenir incontrôlable », alerte un responsable communautaire.
Ce nouvel épisode de déplacement massif met une fois de plus en lumière la fragilité persistante de la région, où les populations civiles continuent de payer le prix fort des conflits armés.
« Tant que l’insécurité persiste, les déplacements continueront. Ce sont toujours les civils qui en souffrent », déplore une source humanitaire.