Dans les zones affectées par les conflits armés, notamment dans le territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, la rentrée scolaire reste préoccupante. Plusieurs établissements scolaires sont désertés, tandis que certaines infrastructures ont été endommagées ou utilisées temporairement par des familles déplacées à la suite des violences.
Cette situation fait craindre une déscolarisation de milliers d’enfants, particulièrement ceux issus des ménages déplacés qui peinent à retrouver des conditions de vie normales. Face à cette situation, les acteurs de la société civile appellent les autorités et les organisations humanitaires à renforcer la sécurité autour des établissements scolaires et à apporter une assistance urgente aux familles affectées.
Pour Ézéchiel Bahati Christian, du Mouvement des sociétés civiles du Congo, il est urgent d’agir afin d’éviter que les enfants des zones touchées par les conflits ne soient davantage pénalisés. Il estime que la sécurisation des écoles et l’accompagnement des familles déplacées constituent des priorités pour garantir la continuité de l’éducation. Il s’exprime au micro d’Eugide Abalawi :
« Dans plusieurs coins de Kalehe, la situation demeure très préoccupante pour les enfants. Certains établissements scolaires sont désertés parce que les parents ont fui les zones de conflit, et dans d’autres endroits, les infrastructures scolaires ne peuvent plus fonctionner normalement parce qu’elles ont été endommagées ou occupées par des personnes déplacées. Nous demandons aux autorités de prendre des mesures urgentes pour sécuriser les écoles et permettre aux enfants de reprendre les cours dans des conditions acceptables. Il faut également que les organisations humanitaires renforcent leur assistance en faveur des familles déplacées, car beaucoup de parents n’ont plus les moyens de prendre en charge la scolarité de leurs enfants. Nous risquons de voir des milliers d’enfants perdre une année scolaire si rien n’est fait rapidement. La sécurité et l’assistance humanitaire doivent donc aller de pair pour permettre à ces enfants de retrouver le chemin de l’école et préserver leur avenir. »
La société civile souhaite ainsi voir des mesures concrètes mises en œuvre rapidement afin de réhabiliter les infrastructures scolaires affectées, sécuriser les établissements et faciliter le retour des familles déplacées. L’objectif est d’éviter une interruption prolongée de la scolarité et de préserver le droit à l’éducation des enfants vivant dans les zones affectées par les conflits.
Egide Abalawi depuis le Sud-Kivu