À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, l’inquiétude grandit au Sud-Kivu en raison de la persistance des affrontements armés et des déplacements massifs de populations. Face à cette situation, la société civile et les défenseurs des droits humains appellent les parties en conflit à observer un cessez-le-feu et à libérer les établissements scolaires occupés, afin de permettre aux élèves et aux enseignants de reprendre les cours dans des conditions sécurisées.
Nicolas Lubala, président de la Nouvelle Dynamique de la Société Civile du Sud-Kivu, estime que la poursuite des hostilités risque de compromettre sérieusement la rentrée scolaire dans plusieurs zones touchées par les violences. Il appelle les belligérants à faire des écoles des espaces protégés et à éviter toute utilisation de ces infrastructures à des fins militaires ou comme lieux de refuge.
Selon lui, la priorité doit être accordée à la protection des enfants, des enseignants et des infrastructures scolaires, alors que plusieurs familles ont déjà été contraintes de fuir leurs milieux de vie à la suite des combats.
Nicolas Lubala, président de la Nouvelle Dynamique de la Société Civile du Sud-Kivu, au micro d’Eugide Abalawi :
« Nous demandons aux belligérants de respecter un cessez-le-feu effectif et de libérer toutes les écoles qui sont occupées. Les enfants ont droit à l’éducation et ne doivent pas être les premières victimes de cette situation sécuritaire. »
La société civile plaide également pour la sécurisation des axes de déplacement et des zones de retour, afin de permettre aux familles déplacées de regagner progressivement leurs communautés et aux enseignants de rejoindre leurs établissements.
Nicolas Lubala appelle ainsi les autorités compétentes et les acteurs impliqués dans le conflit à prendre des mesures urgentes pour garantir la reprise effective des activités scolaires.
« Il faut que les écoles restent des lieux d’apprentissage et non des espaces liés aux affrontements. Nous demandons à toutes les parties de privilégier la paix et de créer les conditions nécessaires pour que cette rentrée scolaire puisse se dérouler dans la sécurité et la dignité », a-t-il ajouté au micro d’Eugide Abalawi.
La Nouvelle Dynamique de la Société Civile du Sud-Kivu estime qu’une rentrée scolaire réussie passe nécessairement par la protection des établissements, des élèves et du personnel enseignant, dans un contexte où les violences continuent de fragiliser le fonctionnement normal des communautés.
Dossier Eugide Abalawi, depuis Bukavu