Depuis la rentrée scolaire 2026-2027, de nombreux enfants issus de familles vulnérables restent en dehors des salles de classe dans plusieurs localités du Sud-Kivu, faute de moyens financiers pour couvrir les frais liés à leur scolarisation et se procurer les fournitures essentielles. La situation est particulièrement préoccupante à Nyangezi, dans le territoire de Walungu, où les enfants orphelins, déplacés, vivant avec handicap ou issus de ménages démunis figurent parmi les plus exposés au décrochage scolaire.
Face à l’ampleur des besoins, la Dynamique des Jeunes pour le Progrès et l’Avenir appelle à une mobilisation urgente en faveur de ces enfants. Guillaume Mungwakonkwa, coordonnateur de cette structure, sollicite l’implication des autorités, des organisations humanitaires, des églises, des entreprises, de la diaspora ainsi que des personnes de bonne volonté afin de permettre aux enfants les plus vulnérables de retrouver le chemin de l’école.
« La situation est vraiment préoccupante parce que depuis la rentrée scolaire, plusieurs enfants issus des familles vulnérables n’arrivent pas à rejoindre régulièrement les salles de classe. Parmi eux, nous avons des orphelins, des enfants déplacés, des enfants vivant avec handicap et ceux qui viennent des ménages qui n’ont pas les moyens de répondre aux besoins scolaires les plus élémentaires. À Nyangezi, dans le territoire de Walungu, nous constatons que beaucoup de ces enfants risquent de rester à la maison simplement parce que leurs familles ne sont pas capables de payer les frais demandés ou d’acheter les fournitures scolaires. Nous lançons donc un appel urgent pour que leur situation soit prise en compte et que personne ne soit abandonné à cause de sa vulnérabilité », a alerté Guillaume Mungwakonkwa.
La Dynamique des Jeunes pour le Progrès et l’Avenir estime que l’accès à l’éducation de ces enfants ne peut reposer uniquement sur les efforts de leurs familles, particulièrement dans un contexte où de nombreux ménages éprouvent déjà des difficultés à subvenir à leurs besoins essentiels. Elle demande ainsi une action concertée pour identifier les enfants concernés, leur apporter une assistance matérielle et financière et favoriser leur maintien à l’école.
« Nous demandons aux autorités, aux organisations humanitaires, aux églises, aux entreprises, aux membres de la diaspora et à toutes les personnes de bonne volonté de se mobiliser pour soutenir la scolarisation de ces enfants. Il ne faut pas attendre qu’ils abandonnent définitivement l’école pour agir. Chaque enfant qui reste en dehors de la classe aujourd’hui risque de voir son avenir compromis. Nous pensons qu’avec une solidarité réelle et une intervention rapide, il est encore possible de leur fournir les fournitures nécessaires et de les accompagner afin qu’ils puissent poursuivre leur éducation dans de bonnes conditions », a insisté le coordonnateur de la Dynamique des Jeunes pour le Progrès et l’Avenir.
Pour cette structure, la scolarisation des enfants vulnérables constitue donc une urgence sociale qui nécessite l’engagement de l’ensemble des acteurs. Elle appelle à des réponses concrètes afin que la précarité des familles ne se transforme pas en exclusion durable du système éducatif.
Eugide Abalawi, depuis le Sud-Kivu.