La rentrée scolaire 2026-2027 demeure perturbée dans plusieurs zones du Sud-Kivu, où des établissements scolaires continuent d’héberger des familles déplacées par les affrontements. À Mabingu, dans le territoire de Kabare, deux écoles accueillant plus de 400 élèves restent notamment occupées, empêchant le déroulement normal des activités scolaires.
Cette situation affecte directement les conditions d’apprentissage des enfants et compromet la reprise effective des cours dans cette partie du territoire. Face à ces difficultés, des responsables locaux appellent les autorités et les organisations humanitaires à intervenir rapidement, aussi bien pour libérer les infrastructures scolaires que pour améliorer les conditions de vie des familles déplacées qui y ont trouvé refuge.
Zaïrois Mupanda Lundi, responsable d’une église locale à Mabingu, souligne l’urgence d’une solution permettant de concilier la prise en charge des déplacés et la nécessité de préserver les infrastructures scolaires. Il s’exprime au téléphone avec Eugide Abalawi, notre correspondant dans la région :
« La situation que nous vivons ici à Mabingu est vraiment préoccupante. Nous avons des écoles qui sont encore occupées par des familles déplacées, alors que la rentrée scolaire a déjà commencé. Deux établissements qui devraient normalement accueillir les élèves sont concernés, avec plus de 400 enfants qui se retrouvent ainsi privés de leurs salles de classe. Nous comprenons que ces familles ont besoin d’un endroit où vivre parce qu’elles ont fui les combats, mais il faut également penser à l’avenir de leurs enfants. Nous demandons aux autorités et aux organisations humanitaires de trouver rapidement des sites appropriés pour accueillir ces déplacés, afin que les écoles puissent être libérées et que les cours reprennent normalement. Il faut aussi améliorer les conditions de vie de ces familles, car les laisser dans les écoles ne constitue pas une solution durable. »
Pour les acteurs locaux, une intervention rapide permettrait donc de libérer les établissements concernés tout en garantissant un hébergement plus adapté aux familles déplacées. La situation de Mabingu illustre plus largement les difficultés auxquelles restent confrontées plusieurs communautés du Sud-Kivu pour assurer la continuité de l’éducation dans les zones affectées par les conflits.
Egide Abalawi depuis le Sud-Kivu