Le Parlement citoyen pour la démocratie et la bonne gouvernance, Baraza La Raiya, dénonce des cas présumés d’arrestations arbitraires et d’enlèvements de civils sur l’axe Nyangezi-Kamanyola, en territoire de Walungu, dans la province du Sud-Kivu. Cette structure citoyenne alerte particulièrement sur la situation de quatre jeunes qui seraient toujours détenus à Kamanyola, après une opération au cours de laquelle neuf personnes auraient été arrêtées. Selon les informations communiquées par cette organisation, cinq des personnes interpellées auraient depuis été libérées, tandis que le sort des quatre autres demeure une source de préoccupation.
Face à cette situation, Baraza La Raiya exprime son inquiétude quant au respect des droits des personnes concernées et demande que la lumière soit faite sur les circonstances de ces arrestations. La structure insiste sur la nécessité de garantir les libertés individuelles et de veiller à ce que toute interpellation s’effectue conformément aux procédures légales en vigueur. Elle estime que la persistance de telles situations, lorsqu’elles ne sont pas clairement expliquées, risque d’accentuer les inquiétudes au sein de la population locale.
Le président de cette organisation citoyenne, Amani Lwamba Chadrac, appelle les autorités compétentes à s’impliquer afin d’obtenir la libération des personnes qui seraient détenues arbitrairement. Il plaide également pour des éclaircissements sur les motifs de leur arrestation et sur les conditions dans lesquelles elles sont maintenues en détention. Pour Baraza La Raiya, la prise en charge de ce dossier est importante afin de prévenir les tensions et de renforcer le respect des droits fondamentaux dans cette partie du territoire de Walungu.
Au-delà de la situation des quatre jeunes, cette structure met en garde contre les conséquences que de telles accusations pourraient avoir sur les relations entre la population et les autorités. Elle appelle les responsables concernés à privilégier les démarches légales, la transparence et le dialogue afin de préserver la cohésion sociale et la confiance au sein des communautés. Amani Lwamba Chadrac s’est exprimé sur cette question auprès d’Eugide Abalawi, correspondant dans la région.
Eugide Abalawi, à Bukavu