La persistance de l’insécurité dans plusieurs localités du groupement de Mudusa, en territoire de Kabare, continue de provoquer des déplacements de populations. Plusieurs familles abandonnent leurs villages et cherchent refuge dans différentes zones jugées plus sûres, notamment dans la ville de Bukavu, où certaines se sont installées dans les quartiers de Panzi, Muhungu, Nyawera et Kadutu. Face à cette situation, la société civile Forces vives de Mudusa appelle les autorités à agir rapidement pour sécuriser les civils et mettre fin à ces déplacements forcés.
Selon François Mubalama, président de cette structure citoyenne, la situation reste préoccupante dans plusieurs localités de Mudusa. Il estime que les populations vivent dans la peur et sont contraintes de quitter leurs habitations pour préserver leur sécurité.
« Plusieurs familles continuent de fuir leurs villages parce qu’elles ne se sentent plus en sécurité. Certaines arrivent à Bukavu, notamment à Panzi, Muhungu, Nyawera et Kadutu, tandis que d’autres cherchent refuge dans des zones qu’elles considèrent comme plus sûres », a déclaré François Mubalama.
Le responsable de la société civile Forces vives de Mudusa appelle ainsi les autorités compétentes à renforcer urgemment la présence sécuritaire dans les zones touchées. Pour lui, la protection des civils doit rester une priorité afin d’éviter que la crise ne provoque davantage de déplacements et ne fragilise davantage les communautés locales.
« Nous demandons aux autorités de prendre des mesures urgentes pour renforcer la sécurité dans les villages concernés. La population ne devrait pas être obligée d’abandonner ses terres et ses maisons à cause de l’insécurité », a insisté François Mubalama.
Il plaide également pour des actions permettant de restaurer durablement la confiance des habitants et de favoriser le retour des familles déplacées.
« Il faut mettre fin à cette situation et garantir la sécurité des personnes et de leurs biens. Tant que la sécurité ne sera pas rétablie, les déplacements vont continuer et les familles resteront dans une grande vulnérabilité », a-t-il ajouté.
La société civile Forces vives de Mudusa invite donc les autorités à intervenir sans délai pour sécuriser les différentes localités affectées et créer les conditions nécessaires au retour volontaire des populations déplacées.
Eugide Abalawi, depuis Bukavu, capitale du Sud-Kivu.