SÉCURITÉ : Expiration de l'ultimatum américain au Rwanda, le professeur Dady Saleh appelle les Congolais à renforcer leur engagement pour la souveraineté nationale

SÉCURITÉ : Expiration de l'ultimatum américain au Rwanda, le professeur Dady Saleh appelle les Congolais à renforcer leur engagement pour la souveraineté nationale

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Ghislain Lukambo

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Le délai fixé par les États-Unis au Rwanda pour retirer ses troupes du territoire de la République démocratique du Congo a expiré le 15 juillet 2026 sans changement notable sur le terrain. Si Washington a annoncé des sanctions contre Kigali, le professeur docteur Dady Saleh estime que ces mesures, bien qu'importantes, ne sauraient à elles seules résoudre la crise sécuritaire dans l'Est du pays. Il appelle les Congolais à miser avant tout sur leur unité et leur détermination pour défendre la souveraineté nationale.

Deux jours après l'expiration de l'échéance annoncée par les autorités américaines, la situation sécuritaire demeure inchangée dans les zones concernées de l'Est de la RDC. Pour le professeur docteur Dady Saleh, cette évolution met en évidence les limites des pressions diplomatiques lorsqu'elles ne sont pas accompagnées de mécanismes efficaces permettant d'assurer leur application sur le terrain. Selon lui, la persistance de cette situation démontre la complexité du conflit et la nécessité de poursuivre les efforts en faveur d'une solution durable.

L'universitaire considère néanmoins que les sanctions décidées par Washington constituent un signal politique important. À ses yeux, elles traduisent une volonté de la communauté internationale d'exercer une pression sur les acteurs impliqués dans le conflit et témoignent d'une prise en compte des préoccupations exprimées par les autorités congolaises concernant la situation sécuritaire dans l'Est du pays.

« L'expiration du délai fixé par les États-Unis sans retrait visible des forces concernées montre que les pressions diplomatiques, à elles seules, ont leurs limites. Les sanctions annoncées constituent certes un message important, mais elles ne suffisent pas à résoudre une crise aussi complexe. La paix durable dépendra également de la capacité des Congolais à rester unis autour de la défense de leur souveraineté et de leurs intérêts nationaux », a déclaré le professeur docteur Dady Saleh.

Pour cet enseignant d'université, la recherche de solutions ne doit pas reposer exclusivement sur les initiatives extérieures. Il encourage les Congolais à renforcer la cohésion nationale, à soutenir les institutions de la République et à promouvoir les valeurs de patriotisme et de responsabilité citoyenne. Selon lui, l'engagement de chaque citoyen demeure un élément essentiel pour consolider les efforts visant au retour de la paix et de la stabilité dans les provinces affectées par l'insécurité.

« Les partenaires internationaux peuvent accompagner les efforts de la République démocratique du Congo, mais ils ne remplaceront jamais la volonté des Congolais eux-mêmes. L'unité nationale, le patriotisme et l'engagement collectif restent les principaux leviers pour défendre durablement la souveraineté du pays et contribuer au rétablissement de la paix dans l'Est », a-t-il ajouté.

Alors que les initiatives diplomatiques se poursuivent entre les différents acteurs régionaux et internationaux, le professeur docteur Dady Saleh estime que les sanctions internationales constituent une étape encourageante. Il insiste toutefois sur le fait que la résolution durable de la crise sécuritaire passe également par une mobilisation interne, un renforcement des institutions nationales et une implication de l'ensemble des citoyens dans la consolidation de la paix et de la stabilité.

Tags : # Actualité # Nord-Kivu # RDC

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